Enfance et arrivée en France
Après le divorce des ses parents, Daouda reste avec son père à Abidjan, pendant que sa sœur et sa mère s’installent aux Etats Unis. Avec l’activité qui menait son père toujours en mission loin de la famille, Daouda se retrouve chez ses oncles. « Avec son métier et ses fréquents déplacements à l’étranger, il ne pouvait pas toujours s’occuper de moi… Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et beaucoup d’autres depuis », raconte-t-il.
Daouda conserve le souvenir d’une enfance malgré tout heureuse, rythmée par les parties de pêche, de chasse et de foot.
Il arrive en France en 1984 avec son père, qui n`est autre que le chauffeur de Mme Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, Première Dame de Côte d’Ivoire (1960-1993). A peine 10 ans, il est placé dans un foyer, et le sport commence à occuper une place prépondérante dans sa vie. Le gymnase devient son second foyer.
A l’aise au foot comme au handball, Daouda est vite considéré comme un "surdoué du ballon". Il débute le handball dans le club de Mandelieu. Une prédisposition, mais un caractère qui ont retenu l’attention de Michel Méra et Ange Bartoli. Les deux techniciens du club azuréen le prennent rapidement sous leur protection. " Je leur dois beaucoup ", dit aujourd’hui la vedette ivoirienne. " Ils m’ont donné les bases, dans le hand et dans la vie ".
De Mandelieu à Montpellier, l’aventure commence
En 1993, Daouda pose ses gants à Montpelleir. Une nouvelle étape dans sa carrière, l’homme commence à croire davantage, et redouble d’ardeur dans le travail. Montpellier un tournant décisif, pour la nouvelle étoile. Daouda s’attire les faveurs du public, et des experts du handball, avec ses performances, et sa personnalité si attachante. Daouda devient « DOUDOU » pour tous les fans et le grand public. Et il n’en finit plus de décrocher des titres nationaux. Une Etoile est née.
Amateur de belles mécaniques, quand Doudou n’est pas à sa Fondation a donner un peu de couleur à la vie de milliers d’enfants sur le continent Africain, il bichonne ses automobiles : un 4X4 Toyota Land Cruiser et une Austin Mini. Il tente aussi de développer une marque de vêtements (Masengu) avec Damien et Christophe Kabengélé, deux handballeurs originaires de RD Congo. « Un délire entre potes », précise t-il, qui se souvient avoir préparé un diplôme de styliste de mode quand il se cherchait encore un avenir à Mandelieu.
A la croisée des chemins
A 24 ans, Daouda Karaboué se trouve une nouvelle fois à la croisée des chemins. De son chemin, qui l’a conduit de la Côte d’Ivoire à la métropole de l’Hérault dans le Sud de la France. Celui qui l’a sorti de l’anonymat d’un foyer de jeunes pour le conduire à la lumière, et lui faire découvrir les honneurs du sport de haut niveau. Car après avoir promené sa dégaine nonchalante et ses tresses de rasta dans les buts de la meilleure équipe française de la décennie (Montpellier a enlevé quatre titres de champion de France, dont trois consécutivement en 1998 - 99 - 2000), Daouda Karaboué va de nouveau prendre le chemin de l’exil. Daouda s’en va rejoindre le club d’Hameln.
Bien que le championnat allemand passe pour le meilleur du monde, Daouda connaît une première saison plutôt tranquille. Jusqu’à ce que le club de Hameln soit lâché par ses partenaires économiques. « L’ambiance était pourrie, j’ai perdu deux mois de salaire dans l’affaire et je me suis blessé : une vraie galère », commente-t-il. L’expérience n’est pourtant pas entièrement négative : « Ma fille, Thanys, est née là-bas, en 2001. Cela m’a aidé à relativiser les choses. Ensuite, j’ai joué aux Grasshoppers Zurich. En Suisse, la qualité de vie était extraordinaire, mais le niveau de jeu un peu faible. »
Une histoire d’Experts
En 2004, Karaboué revient à Montpellier, en tant que titulaire. Cette même année, il est enfin naturalisé Français : « C’est grâce à ma femme, Française d’origine vietnamo-sénégalaise, que j’ai obtenu ma naturalisation. Cela a pris du temps car je n’étais pas une priorité pour l’équipe de France. »
En 2007, Daouda accompagné de ses frères handballeurs Damien Kabengelé et Nicolas Ivakno lan créent Daouda Karaboué Handball Coeur Afrique. L'association a pour mission de faciliter l'accès à la pratique sportive des jeunes Ivoiriens, de participer à leur éducation et leur intégration sociale.
Fénix Toulouse Handball et l’Equipe de France
Le sélectionneur Claude Onesta le retient pour un match contre la Slovaquie. Chez les Bleus, Daouda sera tour à tour champion d’Europe en 2006, champion olympique en 2008 et champion du monde en 2009, champion d'Europe en 2010 et champion du monde en 2011. Incroyable palmarès, l’un des meilleurs gardiens du monde.
En 2010, Daouda signe un contrat avec le FENIX Toulouse Handball pour trois ans, jusqu’à 2013. Avec plus de 34,5% d’arrêts, Daouda Karaboué est le gardien de but le plus régulier de D1 pour le mois d’octobre 2011. L’International enchaîne les bonnes prestations comme en témoigne ses 22 arrêts face à Istres.
Le Toulousain termine 6ème du Championnat pour cette saison 2011/2012. Il a réalisé un total de 224 arrêts sur 664 tirs soit 33,73% d'arrêts.
INFORMATIONS SPORTIVES :
Club actuel : TOULOUSE HANDBALL depuis 2010
Anciens clubs : Mandelieu, Montpellier, Hameln, Zurich.
Date de la première sélection en A : 05 juin 2004 contre la Slovaquie à Montpellier
Parcours sportif : Centre de formation de Montpellier
PALMARES EN CLUB:
2009 : Champion de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue, finaliste de la Coupe de France, élu meilleur gardien du championnat LNH
2008 : Champion de France, vainqueur de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue
2007 : Vainqueur de la Coupe de la Ligue et vice-champion de France
2006 : Champion de France, vainqueur de la Coupe de France
2005 : Champion de France, vainqueur de la Coupe de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue, demi-finaliste de la Ligue des champions
2001 : Vainqueur de la Coupe de France
2000 : Champion de France, vainqueur de la Coupe de France
1999 : Champion de France, vainqueur de la Coupe de France
1998 : Champion de France
PALMARES INTERNATIONAL :
2005 : Médaillé de Bronze au Championnat du Monde en Tunisie
2006 : Champion d’Europe en Suisse
2007 : 4ème au Championnat du Monde en Allemagne
2008 : Médaillé de Bronze au Championnat d’Europe en Norvège et Médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Pékin
2009 : Champion du Monde en Croatie
2010 : Champion d’Europe avec l’équipe de France
2011 : Champion du monde avec l’équipe de France
2012 : Médaillé d’or aux jeux olympiques de Londres
DISTINCTION
Chevalier de la Légion d`honneur
DON JEAN Stéphane