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Gervinho , le jaguar oublié en sélection

Football
Elephants

Gervinho , le jaguar oublié en sélection

26 February 2020 0

Gervinho : 84 sélections. 22 buts. Et les actuels dirigeants de la FIF l'ont rangé aux calendes grecques. Un talent fou. Et pourtant...

Le parcours de Gervinho dans le football est un peu paradoxal. Un sprinter raté qui aurait pu donner du fil à retordre à l’homme le plus rapide du monde, Usain Bolt. À la différence du sextuple champion olympique, le footballeur lui, s’accommode dans un exercice difficile, délicat: courir avec un ballon dans les pieds, ce que ne peut se permettre le jamaïcain. Gervinho n’en a cure. Pour un avaleur d’espace, lorsqu’il démarre, il devient vif comme les chevaux de  Chez PMU.

Gervinho, un nom typiquement Carioca. C’est le surnom que lui a donné jadis son mentor d’alors Jean-Marc Guillou durant les plus belles années de l’Académie Mimo Sifcom. Comme ces nombreux footballeurs brésiliens qui s'entichent d’un surnom magique pour accompagner leur carrière, Gervais Yao Kouassi, de son vrai patronyme, est l’un des rares académiciens (avec Copa et Romaric) à s’être amouraché de son sobriquet qui le suit partout aux quatre coins du monde. Là où les Gnéri, Junior, Zézéto, Gyapi pour ne citer que quelques-uns avaient abandonné depuis les leurs.

Nous sommes bien au milieu des années 90. Guillou avec son instinct de connaisseur, reniflant les bonnes odeurs, ramasse tout ce qu’il trouve de bon comme mômes dans les rues d’Abidjan et banlieues. Parmi ces pépites, figure bien sûr Gervais Yao Kouassi. Grâce à cet “éleveur de champions”, le gamin va apprendre les rudiments du métier. Paradoxe (encore), la friction qui a éclaté entre le duo complice Ouégnin-Guillou aura été une aubaine pour lui.

Las de cette guéguerre pour le contrôle de l’Académie MimoSifcom véritable poule aux œufs d’or, Guillou a fini par péter les plombs. Il a quitté avec fracas le navire en emportant avec lui, toute la crème de la dernière génération de jeunes talents en herbe qu’il avait formé. Tous candidats à l’exil professionnel. Fait manquant que beaucoup ignorent, Gervinho avant le professionnalisme, avait fait un passage à Toumodi FC deux saisons durant (2002/2004).

Direction donc la Belgique, à Beveren précisément. Fait unique dans les annales du foot mondial, pour la toute première fois une équipe professionnelle Européenne en l’occurrence le KSK Beveren verra son effectif entièrement composé de jeunes footballeurs noirs africains. Ivoiriens pour la plupart. C’est bien l’Académie MimoSifcom “rebaptisée” KSK Beveren. Nous sommes en 2005. Une équipe africaine dans le Jupiler Pro League, la Ligue 1 belge. Du jamais vu. Avec ses frères, Gervinho s’éclate. Mais l’aventure tourne courte. Le club ne répond pas aux aspirations de la ville de Beveren, malgré une finale de coupe de Belgique. Le gamin a décidé de prendre son destin en main. Le Jaguar (son autre surnom) s’exile de nouveau. La France cette fois-ci l’accueille Le Mans (2007/2009). Puis il découvre Lille et son coach Rudi Garcia qui ne tarit pas d’éloges à son endroit. Chez les Dogmes, il est sous les feux de la rampe. C'est le succès. Des stats impressionnantes.

Sa pointe de vitesse, ses passes décisives et son efficacité devant les buts font chavirer le public lillois. L’ivoirien aux cheveux tressés, ornés d’un bandeau offre le titre de champion de France que les Dogmes n’avaient pas goûté depuis des lustres. Après la fin de la saison 2011, de nouveau, les sirènes d’un départ se font entendre.

Arsène Wenger très sensible aux performances du Jaguar le veut absolument. “Le passeur redoutable” sera le joueur d’Arsenal. Le hic, la Premier League n’aime pas Gervinho. Lui non plus n’aime pas le championnat anglais. Échec !

C’est finalement en Italie à l’AS Roma (2013/2016) qu’il va redécouvrir le plaisir de jouer avec à la baguette son mentor Rudi Garcia. Après le retour de Garcia en France, et 3 saisons pleines, Gervinho s'exile en Chine au Hebei China Fortune. Pas pour longtemps juste deux ans à donner des rires jaunes aux chinois. Retour précipité en Italie, à Parme cette fois-ci, le brassard de capitaine à la clé. 5 buts en Serie A à son compteur et 2 buts en Coppa Italia cette saison en cours. Avec toujours des passes décisives et cette pointe de vitesse… phénoménale.

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