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2023 : Arouna Koné : « Ne minimisons aucune équipe »

Football, CAN

2023 : Arouna Koné : « Ne minimisons aucune équipe »

1 January 2024 0

Ancien international ivoirien, Arouna Koné a été intronisé ce jeudi 28 décembre 2023 à Tabagne, Prince du royaume Brong pour sa participation à la cérémonie de récompenses de la première édition du tournoi de la cohésion du Gontougo. Le finaliste de la CAN 2006 avec la génération dorée en a profité pour nous offrir une interview exclusive. L'ancien numéro 9 des Eléphants et 2 fois champion de la hollande avec le PSV Eindhoven prodigue des conseils à ses jeunes frères pour la CAN 2023 sans oublier d'évoquer ses favoris. Arouna Koné parle également de ses grands souvenirs avec la sélection nationale et ses projets personnels.

Qu'est-ce que cela fait vous d’être intronisé prince du royaume Brong ?

Je suis très content. Je ne regrette pas d'avoir accepté l’invitation de mon aîné Bini Ouattara Daouda, le Président de la Fondation Adayé Kessiè. J’ai pu remarquer tout ce qu'il fait pour cette région. Je suis donc venu lui apporter mon aide pour que l’année prochaine, le tournoi de la cohésion du Gontougo soit une belle fête et d'un très bon niveau. Je souhaite également qu’à l'issue de cette compétition naisse un club de football de Tabagne, la principauté du royaume Brong. Je suis très honoré et je pars très satisfait de Tabagne.

En quoi consistera votre aide au tournoi de la cohésion ?

Nous allons travailler ensemble pour que la 2e édition soit plus grandiose. Nous allons accompagner l’initiateur pour que Tabagne ait un club de football. Je ferai tout pour être à tous les matchs. Et après, nous ferons des recrutements. Il y aura un partenariat avec mon équipe le Réal d'Abobo afin de permettre aux meilleurs joueurs de transiter par mon club avant de s'envoler pour l'Europe

Nous sommes à quelques jours du démarrage de la 34e édition de la CAN en Côte d’Ivoire. Pour vous qui avez dans vos pieds plusieurs CAN, comment vivez-vous le dernier virage avant la compétition ?

Je vois que tout le pays est en effervescence. Pour ma part, j’ai mis sur pied un mouvement pour soutenir le COCAN dans l'organisation. Cela pour vous dire que nous avons investi le terrain. Déjà en tant qu'un ancien, je veux apporter mon expérience et ma part dans l’organisation de cette CAN. J’ai donc mis sur pied le Mouvement Arouna Koné en Soutien au COCAN. C'est un mouvement citoyen et de bénévolat pour permettre au COCAN d’avoir un maximum de bénévoles. Ce afin de réussir l’organisation de cette CAN. Parce qu'on a besoin de tout le monde. Et pour moi, c’est très important que la Côte d’Ivoire réussisse le challenge de l’organisation et de la mobilisation. Nous sommes impatients de voir cette CAN commencer. Nous espérons qu’à la fin, la coupe restera ici.

Vous avez connu 39 sélections (9 buts) avec les Eléphants de Côte-d’Ivoire avant la fin de votre carrière. Aujourd’hui la Côte-d’Ivoire abrite la CAN pour la 2e fois. C’est clair que vous auriez voulu disputer cette CAN à la maison ?

Rire ...C'est vrai ! Tout athlète rêve de ces moments. Aujourd'hui, nous sommes un peu jaloux dans le bon sens. On aurait bien voulu que ce soit à notre époque parce qu’avec cette génération dorée de l’époque, on allait mettre toutes les chances de notre côté pour gagner, la CAN à domicile. Mais un adage dit « mieux vaut tard que jamais ». Si c'est aujourd’hui que nos autorités ont eu les moyens pour organiser cette CAN, nous ne pouvons que nous réjouir et les accompagner. C'est dans cette optique que j’ai bien voulu apporter mon aide. Aujourd’hui nous ne sommes pas en activité certes mais en tant qu'anciens internationaux, il faille que nous participions afin que cette CAN soit un succès à tous les niveaux. C'est pourquoi j’ai mis ce mouvement en place. Sinon, aujourd’hui nous avons la nostalgie. Nous voulons bien participer mais il faut faire confiance à ces jeunes. Il y a beaucoup de talents dans ce groupe. Et avec les conseils que nous allons leur prodiguer, ils pourront aller chercher cette 3e étoile.

Justement. Comment les Eléphants doivent aborder cette CAN ?

Il faut que nos jeunes frères sachent que la CAN se joue en Côte d’Ivoire. Qu'ils aient cela constamment à l’esprit. S'ils ont pleine conscience de cela, ils sauront quoi faire. Quand tu joues à domicile, c'est vrai qu'il y a une pression mais on se doit de la transformer en une pression positive. Cela pour dire que le 12e homme dans le football compte énormément. Aujourd'hui, on a toute la Côte-d’Ivoire qui sera mobilisée autour des Eléphants. Et pour moi, cela peut être déterminant dans cette lutte pour la conquête de la 3e étoile. Parce que quand on joue à domicile et qu'on a un peuple derrière soi, ça peut tout changer et compter dans le résultat final. Avec le soutien du public, nos jeunes frères pourront se surpasser jusqu’à aller chercher cette 3e étoile. En tout cas, je suis confiant. Avec tout le potentiel dont la Côte-d’Ivoire dispose, le gros travail à mon humble avis doit se faire au niveau de la solidarité dans le groupe. Il faut un groupe très solidaire pour pouvoir mettre en lumière toutes les individualités. Si les uns et autres se battent ensemble pour l'équipe, il n'y a pas de raison qu’on ne décroche pas cette 3e étoile.

Avec un œil extérieur aujourd’hui, quelles sont les failles que les Eléphants doivent gommer pour être performants à cette CAN ?

Les failles ne datent pas de maintenant. Depuis notre époque jusqu’aujourd’hui, les Eléphants ont toujours eu deux visages. On joue selon l'adversaire. Pourtant, c’est ce qui nous joue un mauvais tour à un moment donné d’une compétition. On a tendance à trop souvent minimiser les équipes dites faibles. Quand on les rencontre, on s'en dort un peu. Et souvent on est surpris. C’est surtout ce côté que nous devons travailler. On doit attaquer tous nos adversaires de la même manière et avec le même sérieux. Quand on croise un adversaire qui n'est pas à notre niveau, il faut toutefois le respecter. Quand on monte sur le terrain, il faut tout mettre en œuvre pour neutraliser cette équipe le plus rapidement possible. Il ne faut jamais montrer à un adversaire qu’on est au-dessus avant la confrontation. Il faut être humble. La vérité, c’est sur le terrain et non en dehors. On a parfois été victime de cela. On est souvent surpris et le temps de se réveiller, le match est déjà fini. Il faut prendre tous les adversaires au sérieux. Il faudra disputer les sept matchs comme des finales. Et une finale, elle se gagne. Si nos jeunes frères ont cette mentalité, il n'y a aucune raison qu’on ne cueille pas cette 3e étoile.

Quels sont vos favoris ?

Je dirais de prime abord la Côte-d'Ivoire. Je ne le dis pas parce que je suis ivoirien. Mais je le dis parce que nous avons la qualité dans notre équipe. À côté de la Côte-d’Ivoire, il y a les Lions de Téranga, champions en titre et les Lions de l'Atlas du Maroc qui ont réalisé un parcours exceptionnel lors de la Coupe du monde au Qatar. Après ceux-là, il y a les favoris naturels qui auront leurs mots à dire. Je veux parler du Cameroun, le Nigéria, le Ghana sans oublier l’Égypte avec 7 sacres continentaux. La Côte d’Ivoire tient également une place de choix dans ce contingent des favoris naturels. Il y a les grands favoris et les favoris naturels. Et je sais que ça va se jouer entre ces deux catégories.

Quels sont vos grands souvenirs avec les Eléphants ?

Mon plus grand souvenir demeure la CAN 2006 en Égypte. C'était la première coupe d’Afrique de notre génération. Et pour cette première, nous allons jusqu'en finale. Malgré les pratiques bizarres des égyptiens avec les difficultés causées avant chaque match pour nous déstabiliser, nous avons atteint la finale. Cette compétition reste mon plus grand souvenir. En plus de cette CAN, je citerai notre première qualification à la coupe du monde. Tout part de là. Pour un pays comme la Côte-d'Ivoire, il était temps qu'on découvre les merveilles de la plus prestigieuse des compétitions de football au monde. Nous avons réalisé ce rêve. Et pour moi, ces deux moments restent inoubliables dans toute ma carrière. Parce que participer à une finale de CAN et un mondial, c’est seule ta nation qui peut t'offrir cette opportunité. C'est pourquoi ces deux moments resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

Comment se portent aujourd’hui votre club et votre académie ?

Le club se porte bien. Nous allons à notre rythme. Cette saison, le Réal d’Abobo est en 3e division et nous n'avons démarré comme nous le souhaitions. L’académie de sports Arouna Koné quant à elle, est née en 2022.Nous comptons quatre catégories dont les U18, U16, U14 et les U12.Nous sommes au travail. Et j'ai foi qu'avec nos efforts, nous allons atteindre notre objectif qui est de monter rapidement en deuxième division. Après nous viserons la première Division. Ainsi, nous pourrons continuer à développer le projet pour offrir à la Côte-d’Ivoire un grand nombre de talents.

Quel serait votre appel aux populations ivoiriennes pour la CAN ?

Je demande aux ivoiriens de rester mobilisés autour des Eléphants de Côte-d'Ivoire. Il faudrait qu'ils soient mobilisés durant toute la CAN. Il est clair que nous devons impérativement soutenir notre équipe nationale mais il faut également participer à cette CAN en suivant tous les matchs. La mobilisation autour de tous les autres matchs contribuera au succès de cette CAN sur le plan organisation. C'est un autre volet de mon mouvement qui travaille à ce qu'il y ait l’affluence à tous les matchs. Il ne faudrait pas que les stades soient vides. Je réitère donc mon appel aux populations ivoiriennes. Qu'elles se mobilisent pour les matchs des Eléphants. C’est à travers cette mobilisation qu’ils se surpasseront pour aller chercher cette 3e étoile très attendue par toute la Côte-d'Ivoire.

Réalisée par Lebéni KOFFI depuis Tabagne

 

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