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Coulibaly Mahama (Président du CSA): « Mon ambition, pour le CSA »

Basketball

Coulibaly Mahama (Président du CSA): « Mon ambition, pour le CSA »

13 July 2012 0
Coulibaly Mahama (Président du CSA): « Mon ambition, pour le CSA »

Le CSA est sacré champion de Côte d’Ivoire après 2009. Quelles sont vos impressions ?
C’est une satisfaction pour un objectif qui a été atteint. Ça nous donne encore la force, le courage de continuer le projet. Il faut remercier d’abord le Seigneur qui nous a permis d’atteindre cet objectif. On a eu une année difficile sur le plan humain. On a perdu des êtres chers, une de nos joueuses a connu un accouchement difficile. Il y a des athlètes qui ont perdu leurs parents, j’ai moi même été éprouvé personnellement sur ce plan…ça a été difficile, on est soulagé.
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Le plus dure commence pour le CSA parce qu’il va falloir se maintenir à ce niveau de performance...
Effectivement, c’est maintenant qu’il va falloir redoubler d’effort. On va donner le maximum de nos forces physiques et morales pour rester dans cette performance. On est sur un projet, et ce résultat va dans la droite ligne de nos objectifs.

Faut-il s’attendre à des restructurations ?
Ce sera au niveau de l’organisation. On va la renforcer. Nous pensons qu’il y encore des choses à faire. Il y aura des procédures de travail au niveau administratif et technique qui vont se mettre en place. On va continuer avec la même équipe, continuer la politique de formation et de détection. Rien ne va vraiment changer.On va juste respecter la vision et le plan qu’on a tracé.

Justement, on a ouï-dire que Simon Guillou prenait la tête de l’équipe première. Vous confirmer l’information ?
Oui, je confirme. Simon Guillou prend l’équipe pour la Coupe d’Afrique des Clubs. Malheureusement, il ne sera pas là de façon permanente parce qu’il est manager général et vice-président de son club, Nantes Rézé en France. Si les choses se passent bien, on a l’intention de continuer la coopération avec des experts étrangers. Mais, on compte sur nos coaches locaux qui devraient progresser et se mettre encore un peu plus au niveau de l’évolution qualitatif de l’équipe. On a une équipe qui pour nous doit avoir le standard africain. Il faut donc que l’encadrement puisse se hisser à ce niveau.

En dehors du titre, quelles sont vos satisfactions pour cette saison 2012 ?
Ma plus grande satisfaction, c’est la capacité que ce groupe a montré en revenant de loin. Les filles ont connu beaucoup de difficultés au niveau physique et psychologique. Mais elles ont eu la force pour repartir. De façon globale, c’est l’aspect que je retiens.

Ce vous n’avez pas aimé…
Est-ce qu’on peut dire qu’on n’a pas aimé ? Mais, à un moment donné, on a cru que notre discours ne passait pas. Et donc, il y a eu des perturbations au niveau de la vision soit au niveau des athlètes, soit au niveau de l’encadrement. Mais avec la communication, tout est rentré dans l’ordre. Encore une fois, il faut plutôt féliciter le groupe pour avoir résister aux pressions extérieures.

Quelles sont les ambitions du CSA pour la Coupe d’Afriques des Clubs 2012 ?
Déjà, le CSA n’est pas néophyte. On a participé à toutes les coupes d’Afriques qui ont eu lieu. On a été classé 5è à la dernière campagne. Ce qui veut dire qu’ on a un peu l’habitude de cette compétition. Nous avons l’ambition d’aller le plus loin possible. Mais, étant donné qu’on joue à Abidjan, le CSA veut être naturellement sur le podium. Il faut en profiter pour briller au maximum et garder, pourquoi pas, ce trophée pour la première fois en Côte d’ Ivoire.

Dans le sillage de l’équipe première, les jeunes pouces d’Awané, le centre de formation, se comportent assez bien. Quelles sont vos visées avec cette politique ambitieuse de formation ?
Il s’agit d’abord de garder le niveau d’élite de l’équipe première. Deuxièmement vous savez qu’au basket, il n’y a pas de moyens. C’est donc par la formation qu’on peut pérenniser le club à travers les résultats. Nous voulons également tester notre vision de la formation qui est de s’appuyer sur des jeunes de quartiers défavorisés qui ont du talent naturel. Déjà, c’est assez exhalant de s’occuper de gamins et gamines qui sont dans des conditions difficiles et faire d’eux des talents pour la Côte d’Ivoire. Pour nous, le nivellement de valeurs va se faire naturellement. On en est fier. Toutes les catégories sont en finale et toujours en course pour finir chacune championne de Côte d’Ivoire. Le cas échéant, ce ne sera pas la fin. On va continuer la détection et la formation.

Sur la saison, on a vu que le CSA a posé une action de lutte contre le paludisme. Peut-on s’attendre à d’autres actions de cette nature ?
Oui, mais on va d’abord faire la bonne analyse de la situation. Le CSA est un club à vocation sociale. On sait très bien qu’on ne peut pas travailler dans le sport comme en Europe. Dans un autre temps, nous sommes convaincus que nos joueuses auront de la valeur. C’est cette valeur là que nous voulons partager avec le grand public. On souhaite se positionner comme les ambassadeurs de la lutte contre le Paludisme avec des organismes internationaux qui travaillent sur ce type de pandémie. Aussi, vous pouvez effectivement vous attendre à ce genre d’actions au niveau du CSA. Si des structures pensent qu’on a une image positive dans ce sens nous sollicitent, nous n’hésiterons pas.

Le CSA a une équipe masculine en N2 qui vit dans l’ombre de l’équipe féminine. Quelle est l’avenir de cette équipe ?
C’est toujours la formation. Déjà, nous avons décidé que le CSA serait d’abord une équipe à vocation féminine. Les femmes ne sont pas toujours mise à l’honneur, c’est donc bien qu’on le fasse pour une belle image. D’ailleurs, elles le prouvent bien, elles sont championnes. Deuxièmement, on a constaté que chez les garçons, on n’avait pas mis en place une politique de formation à la base. A la vérité, nous souhaitons que le CSA soit, comme je l’ai dit positionner sur le genre féminin. Mais il y a l’éducation des jeunes garçons à faire. Pour eux, il s’agit à terme d’avoir une équipe dont la majorité pourra s’exporter. D’ici trois ans, on devrait voir les résultats. Pour cette saison, ils sont déjà au moins vice-champions, c’est une bonne progression.

On va faire un peu de fiction, comment voyez-vous le CSA dans cinq à dix ans ?
Déjà, j’espère que d’ici là, le CSA aura un patrimoine propre c'est-à-dire un complexe sportif qui permettrait de faire une formation pointue. On souhaite avoir des représentants à l’international, surtout masculin, qui évoluerait dans les grandes équipes de basketball. Bâtir un concept CSA Entreprise qui serait une entreprise sociétal en vue de la lutte contre la pauvreté. On voit le CSA dans un positionnement sociétal comme le Barça, qui bénéficie du soutien d’organismes internationaux. Ce, parce qu’on se serait positionné en Afrique comme l’équipe qui mène des actions en vue de la lutte contre le Paludisme. Le CSA qui crée des produits dérivés, qui influence son environnement. Sur le plan sportif, une équipe du CSA qui est au moins chaque deux ans, champion d’Afrique et qui est pourvoyeuse de talent pour les équipes nationales de Côte d’Ivoire.

Interview réalisée par Sylvain Mel

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