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Alphonse Bilé:« Je ne cautionne aucun des candidats à la FIBB »

CAN, Basketball

Alphonse Bilé:« Je ne cautionne aucun des candidats à la FIBB »

12 October 2011 0
Alphonse Bilé:« Je ne cautionne aucun des candidats à la FIBB »

Quel est le bilan que vous faites de l’organisation de l’Afrobasket féminin 2011 de Bamako ?
 
« Le bilan est satisfaisant dans l’ensemble ».
Le bilan est satisfaisant dans l’ensemble. Pour expliquer pourquoi c’est satisfaisant, nous allons prendre trois domaines précis qui sont des critères d’évaluation de nos compétitions. Premièrement, c’est le niveau de l’organisation qui prend en compte les infrastructures et la logistique. Au niveau de cette organisation nous considérons que le Mali a pu construire trois salles de Basket-ball. A pu mettre tout un programme de développement au niveau des jeunes filles et des jeunes garçons. Le Mali a également pu mettre en place son siège avec un personnel promotionnel. Nous considérons que le Mali au niveau de l’héritage a gagné quelque chose de cette compétition. Pour nous, c’est important parce que cela fait partie de nos objectifs pour les compétitions que nous organisons. Le deuxième point, c’est au niveau du sport en tant que tel. Nous n’avons pas eu de retrait d’équipe. Les 12 pays étaient présents. Donc, le basketball est en train de prendre toutes ses racines dans toutes les nations. Au niveau de la qualité de jeu, nous considérons qu’il y a eu une montée de niveau. Ça joue mieux dans toutes les équipes, mais leur problème c’est au niveau de la préparation des équipes. Ça se voit au bout de deux jours de compétition, si une équipe est bien préparée ou pas. Mais ce qui est sûr, le Sénégal qui tirait la locomotive avec le Mali se sont vus rejoindre par des petites nations qui travaillent sérieusement. Ce n’est pas que le niveau a baissé par rapport à ces deux pays. Mais c’est parce que les autres sont arrivés à leur niveau. C’est pareil chez les garçons. L’Angola qui dominait le basket masculin se retrouve rattrapé par plusieurs nations. Au niveau de l’arbitrage, nous avons eu quelques inquiétudes. Nous devons reconsidérer ce travail. Il y a eu des manquements au niveau de l’arbitrage et nous devons le reconnaître. Nous devons changer de cap concernant le problème de l’arbitrage. 
Qu’est-ce qui s’est passé au niveau de l’arbitrage ?
« Il y a eu des manquements au niveau de l’arbitrage »
 
C’est un problème de niveau des arbitres. Je pense que par rapport à ces équipes qui jouent, le niveau était très élevé, donc très intéressant. Mais est-ce que ces arbitres avaient-ils l’habitude d’arbitrer des matches de ce niveau dans leur pays ? Voilà le vrai problème de fond. Donc nous devons revoir tout ça au niveau technique. Le troisième problème, c’est au niveau de la promotion de ce sport. Nous considérons qu’un grand pas a été fait donc au niveau féminin. Ce championnat a été vu un peu partout sur tout le continent africain. C’est une satisfaction pour nous. Le problème du basket africain n’est pas un problème d’argent, ni de ressources mais plutôt un problème de communication, de promotion de ce sport. Beaucoup de pays ont vu cette compétition du Mali à la télévision. La cerise sur le gâteau, c’est le fair-play du Mali qui a continué la compétition avec dignité jusqu’au bout, même après son élimination en demi-finale.
Vous avez fait un bilan global, mais il y a le bilan de la Côte d’Ivoire. En 2009, elle a terminé 4è, elle a régressé au Mali jusqu’à la 8è place. Quel est votre regard sur la participation des Eléphantes?
 
«Il faut dire que l’équipe de Côte d’Ivoire quand on prend le rendement, n’avait pas le même niveau qu’en 2009»
 
Tous, nous savons les problèmes que vit la Fédération Ivoirienne de Basket. Je ne sais s’il y a un leader, qui mène le jeu, je ne sais même pas comment tout s’est présenté. Je ne suis pas au fait de ce qui s’est passé, mais j’ai quelques échos. Il faut dire que l’équipe de Côte d’Ivoire quand on prend le rendement, n’avait pas le même niveau qu’en 2009. Alors que quand on regard cette équipe jouer, on sent des potentialités énormes. On sent qu’elle est capable de réagir. Mais vous savez au basket ou dans tout sport, quand des équipes réagissent par à-coups comme ce fut le cas avec les l’équipe ivoirienne, ça traduire clairement à quel point elles sont mal préparées. Elles  sont capables de faire des efforts pendant dix minutes, mais cela ne suffit pas. La préparation permet de faire les mêmes efforts pendant tout le match d’abord et tout le championnat.
 Un commentaire sur les meilleures joueuses du tournoi ?
Ce n’est pas la première fois que nous le faisons. Depuis dix ans nous récompensons la meilleure joueuse du championnat, ce qu’on appelle la MVP. Nous récompensons le meilleur rebondeur, le meilleur tripointeur, meilleur scorer et le fair-play. Pour nous c’est important. Ça fait partie de l’éthique de notre sport. Vous savez le basket est un sport d’intellectuel, d’amitié et pendant longtemps ça été du bénévolat, mais les choses sont en train de changer. Ces récompenses sont élaborées par plusieurs personnes moi je ne fais pas parti. Il y a le comité des entraîneurs, celui des arbitres et les journalistes. Et les choses se dégagent en fonction des statistiques que nous avons. Si moi je devais choisi personnellement, j’aurais hésité entre celle qui a été désignée Mauricio Nacissela et Guadalupe Sonia de même équipe de l’Angola. Il n’y a pas eu de problème ni de contestation majeure. Pendant tout le tournoi elle a été une bonne joueuse. 
Il y aura bientôt l’élection du Président de la Fédération Ivoirienne de Basket en Côte d’Ivoire. Il se dit que les acteurs du basket ivoirien sont tous venus au Mali pour avoir votre bénédiction, votre onction, votre caution ?
« Je ne vois même pas en quoi je vais  accorder ma bénédiction à un candidat »
 
Vous me fait rire. Est-ce que vous savez que ça fait huit ans que je n’ai pas vu un match du championnat de Côte d’Ivoire. Pendant toutes ces années je ne suis pas allé vers le basket justement pour ne pas être influencé. Je veux être neutre. Quand le Congo fait des élections je n’y vais pas. Pareil pour les autres pays africains où je ne suis pas concerné par l’élection du président fédéral. Pour moi, c’est la même chose pour la Côte d’Ivoire. Donc la logique de bénédiction, j’ai entendu cela. Et je pense que ce sont des techniques électoralistes. Je ne vois même pas en quoi je vais  accorder ma bénédiction à un candidat.  
Vous avez tout de même  convoqué des acteurs du basket ivoirien à Bamako ?
« il faut taire toutes ces velléités personnelles, individualistes »
 
Non. Vous vous trompez. Je ne vois pas en quoi je suis même concerné par ces élections. S’ils sont incapables de régler leurs problèmes internes, ce n’est pas sur moi qu’ils vont compter pour le faire. Ce que je souhaite en revanche, c’est que le futur président de basket de Côte d’Ivoire soit quelqu’un d’expérimenté, qui va mener la barque de ce basket qui a connu des hauts et des bas. C'est-à-dire, prendre les choses en main. Je souhaite que ce président arrive pour vraiment construire le basket ivoirien. Ce n’est pas une affaire de personne, ce n’est non plus pas une affaire d’intérêt privée. Il faut que ce soit un problème de groupe. C’est ce que je crois. Il n’y a pas un qui puisse le faire tout seul. C’est un groupe. Vous avez vu comment on travaille à FIBA, tous sont des professionnels. Il n’y a pas de bénévolat dans le système. Il faut changer. Le politique peut être élu dans tout ce processus, mais il faut des professionnels pour travailler au niveau de la fédération. Des personnes qui se lèvent le matin et qui prennent leur sac et qui vont au travail à la Fédération ivoirienne de basket comme un médecin à l’hôpital. C’est ça qu’il faut arriver à faire.  Ce que je peux donner comme conseil, il faut taire toutes ces velléités personnelles, individualistes, j’ai envie de dire opportunistes. Il faut taire tout cela pour faire un groupe pour gérer ce basket. Il n’y a pas un qui soit capable de gérer ça tout seul. Je le dis il faut qu’ils soient un groupe pour redresser la barre. Maintenant vous dites que j’ai invité certaines personnes. Vous savez, nous avons invité soixante dix personnes dans ce tournoi basket. Nous avons invité le président de l’ABC, Mr Touré Aboubakari, nous avons invité le président de l’ancien Stade d’Abidjan, M. Raggi. Voici les gens que nous avons invités. Pour qu’ils viennent être honorés pratiquement. Parce que l’ABC dans le basket féminin de l’époque où j’étais à la fédération Ivoirienne a, pendant près de dix ans, régné sur le basket ivoirien. Voilà la raison. Avant cela, le Stade d’Abidjan pendant dix à quinze ans a géré le basket. Maintenant, pour les autres invités je ne sais pas de qui vous parlez. 
Nous parlons des trois potentiels candidats : Coulibaly Mahama, Touré Aboubakari et Agui Mathieu.
Non, je ne les ai pas rencontrés de manière officielle. J’ai vu Mr Coulibaly Mahama, nous avons discuté un peu, j’ai vu aussi Mr Touré, nous avons également discuté et puis Agui Mathieu je ne sais pas si on s’est vraiment vu. Je l’ai entrecroisé. Ce n’est pas un problème. Je vais vous donner un exemple, il y avait des élections du basket sénégalais, je suis allé à Dakar pendant qu’il y avait les élections. Mais ça coïncidé avec un projet espagnol. Personne ne m’a posé le problème si je venais régler le problème du basket sénégalais. Parce qu’ils savaient que je n’avais rien à voir.
Vous êtres quand même l’autorité continentale du basket ?
Personnellement, ce que je crois, c’est que les Ivoiriens s’unissent pour construire ce basket. Le vrai débat c’est le professionnaliste de la Fédération. Celui qui sera président à la tête du basket en Côte d’ivoire sera notre partenaire à FIBA Afrique automatiquement. Mais qu’on arrête de dire que le Secrétaire Général donne sa caution à un candidat, que d’autres sont mes partenaires. Je ne suis partenaire de personne et puis je les connais tous, ils sont valable chacun à son niveau, mais sincèrement, qu’ils s’unissent pour construire le basket ivoirien. Ce n’est pas un qui va le réussir. Et s’ils vont à l’élection en rang dispersé, personne n’aura gagné.  Quel était l’objectif des récompenses des anciennes gloires du basket au Cinquantenaire de Fiba Afrique ?
C’est le fruit de 2 ans de travail d’une équipe de professionnels, chacun dans son domaine. En faisant ce geste, nous avons voulu construire nos archives, après 50 ans d’existence de l’instance du Basket africain. Nous nous sommes rendus compte que notre passé pour les trois quarts n’existait pas. Il n’y avait pas de statistiques réelles, pas de médiatisation. Il n’y avait pas beaucoup de choses. Et donc depuis dix ans nous avons cumulé tous ces éléments sur dix et nous avons fait un vrai travail de recherche pour reconstituer un peu ce basket. Nous avons donc décidé d’honorer ceux qu’on appelle les mémoires, en créant la maison des célébrités (hall of fame). Il y a des gens qui n’ont pas été récompensé à Bamako, mais toutes les erreurs seront rattrapées. On ne va plus laisser les archives en arrière. Nous allons mettre nos archives sur supports pour que dans 25 ans ceux qui seront là aient de la matière à travailler. Et dans le projet que nous avons pour construire le siège de FIBA Afrique, nous sommes en train de faire une vraie salle d’exposition. Nous avons donc invité plus de soixante  dix personnes, dont des anciennes gloires des pays qui ont dominé ce basket pendant dix ans. C’est que nous avons fait à Madagascar et il semblerait ces deux réceptions ont été des réussites. Je dis donc merci à toute l’équipe qui a travaillé dans ce sens et à tous ceux qui ont participé à ce projet. 
La Côte d’Ivoire est candidate à l’organisation de l’Afrobasket masculin 2013.
« Nous avons décalé la désignation au 15 novembre 2011»
 
Il n’y a pas que la Côte d’Ivoire. Il y a trois pays candidats. La Côte d’Ivoire, la Tunisie et le Rwanda. Ces trois pays sont bien positionnés. Mais comme je vous l’ai dis, nous sommes passés à une étape que nous voulons faire grandir ce sport. Et donc nous nous sommes rendu compte que la Côte d’Ivoire n’avait pas de fédération. Nous ne pouvons pas confier à un pays l’organisation d’un championnat qui vaut des milliards, alors qu’il n’a pas de fédération. Nous avons l’engagement politique de la Côte d’Ivoire. Mais, l’élection à la Fédération Ivoirienne se fera le 06 novembre 2011. Pourquoi ne pas attendre ? La Tunisie a ses élections présidentielles le 28 octobre 2011, et nous ne savons pas encore si le Ministre des sports sera le même et la fédération la même structure ? Nous avons dit qu’il fallait attendre, puisse que nous somme dans le même délai. C’est le même cas de figure pour le Rwanda dont nous avons une invitation du président de la République pour parler des infrastructures. Nous allons discuter pour voir si le Rwanda reste toujours candidate dans cette perspective. C’est ce que nous avons fait avec le Ministre des Sports ivoiriens et également son homologue tunisien. Il nous restait le Ministre des sport Rwandais. Se fier aux documents est intéressant, mais il fallait faire ces visites. Les trois mis en ensemble, nous avons décalé la désignation au 15 novembre 2011. A cette date, nous saurons qui des trois pays est candidat ou pas pour l’Afrobasket masculin 2013. Mais, je vous garanti que nous donnerons l’organisation au pays qui rempli tous les critères réels. Tant au niveau de l’organisation, que de l’engagement politique et sportif.
Réalisée par Alexis KOUAHIO et F. YASSOUA à Bamako

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