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KORE Moïse (président de la FIBB) : « J’ai mis plus de 100 millions dans le basket »

Basketball

KORE Moïse (président de la FIBB) : « J’ai mis plus de 100 millions dans le basket »

4 April 2008 0
KORE Moïse (président de la FIBB) : « J’ai mis plus de 100 millions dans le basket »

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain, le président de la FIBB ne désarme pas. Il souhaite laisser un héritage digne à son successeur.
Sans sponsor, comment la Fédération ivoirienne de basket-ball vit-elle ?Les sponsors n’ont de regard que pour le football en Côte d’Ivoire. Nous n’avons pas de DROGBA, de Kolo Touré ou même de Boubacar SANOGO. Même ceux qui étaient à nos côtés, parallèlement, discutaient avec les animateurs de football. Que voulez-vous ? Cependant, nous ne baissons pas les bras. Nous avons changé de tactique. On va essayer de trouver de petits sponsors pour aider nos clubs. Ce que je fais en ce moment, c’est grâce à des relations personnelles.
N’est-ce pas parce que vous vous montrez un peu trop gourmand que les sponsors se rétractent ?Je n’ai pas eu besoin de quoi que ce soit pour prendre les rênes de la Fédération et préparer l’équipe pour les Jeux africains de 2007. J’ai, à ce jour, dépensé plus de 100 millions de CFA, de ma poche, pour les équipes nationales. Si j’étais gourmand, j’aurais gardé mon argent. Je sais qu’il y a des présidents de club qui racontent de telles balivernes. Je n’ai pas été élu pour trouver des sponsors à chaque club, mais pour faire fonctionner toute la structure. Au contraire, si je suis gourmand et que j’arrive à obtenir une grosse cagnotte, c’est pour le bien de qui ?
L’Etat ne vous rembourse-t-il pas ?Pour le moment, l’Etat ne m’a pas remboursé. Je ne sais pas si je serai remboursé un jour ?
Votre ascension à la tête du basket-ball ivoirien, il y a deux ans, a suscité beaucoup d’espoirs. Après une saison et demie de mandat, fait-il toujours espérer ?Selon le diagnostic qui a été posé lorsque nous avions présenté notre candidature à la présidence de la Fédération ivoirienne de basket-ball, nous avions un certain nombre de chantiers. Dont le plus urgent était la formation des cadres. A ce jour, deux stages ont été effectués. Dernièrement, nous avons reçu la visite d’un expert étranger pour continuer le formation des cadres. Sur toute l’année, tous les formateurs de la Fédération ivoirienne de basket-ball seront formés à raison d’un stage par mois. C’est vraiment le plus important à notre avis. Parce qu’on ne peut pas produire de bons joueurs et du bon jeu si l’on a pas de bons encadreurs. En dehors de cela, et au regard des leçons tirées de nos dernières campagnes africaines, nous sommes en train de travailler sur un projet de détection. Parce que le basket-ball, c’est avant tout une affaire de taille. Nous avons déjà eu une séance de travail avec plusieurs jeunes filles de plus d’1,70m. Nous avons partagé avec elles notre ambition et ce qui va être mis en place pour améliorer leur rendement et formation.
Qui va encadrer ces jeunes talents ?Un technicien expatrié viendra de façon cyclique travailler de sorte qu’ici à un an et demi, nous puissions percevoir les fruits de ce travail. Dans la même veine, j’ai contacté un ancien basketteur africain aux Etats-Unis. Il s’occupe d’une structure d’encadrement de sportifs. Ave lui, nous avons conclu que les meilleures qui sortiront de cette formation de filles iront parfaire leur formation et poursuivre les études dans les collèges et universités américains.
Il s’agit donc d’un centre de formation, une académie de basket-ball sans les garçons ?Evidemment, cela concerne les garçons. Mais ceux de plus de 1,95 m. il s’agit d’un centre de formation qui recrute uniquement des jeunes de grande taille. Il est géré directement par la Fédération avec l’appui de la direction technique chargée des équipes nationales. C’est un cadre permanent que nous mettons en place pour tous les jeunes avec ou sans club d’origine.
Comment cela va-t-il se faire pour les gamins qui appartiennent déjà à des clubs tels que le CSA, OBC ou l’ABC ?Je le disais tantôt, nous voulons créer un cadre permanent où tous se retrouveront chaque semaine pour un travail spécifique. Ils poursuivront leur formation dans leurs clubs respectifs. Mais ils seront convoqués à cet effet.
N’y a-t-il pas d’autres visées derrière ce centre de formation de la FIBB ?Notre objectif, c’est d’arriver à mettre sur pied des équipes nationales ivoiriennes fortes. Nous avons l’ambition d’organiser le championnat d’Afrique des nations dans quatre ans, ici, en Côte d’Ivoire. Donc nous sommes en train de nous y préparer sur tous les plans pour gagner ce championnat.
Vous parlez de formation et de CAN 2011, mais le championnat 2008 démarré et se déroule à l’air libre sur du bitume. Cela ne contraste-t-il pas avec tout ce que vous avancez ?Que voulez-vous ? Le Palais des sports qui est l’unique salle de jeu publique est fermé pour des travaux. Jusque-là, rien n’est fait. Aucune expertise qui justifie cette fermeture. Selon l’organisme chargé de la vérification de l’état du Palais des sports, on pouvait encore jouer au basket-ball dans cette salle. C’est dommage parce que nous sommes obligés de jouer dehors comme dans les années 60. Pour un pays comme le Côte d’Ivoire, c’est déshonorant. Je veux dire qu’on s’amuse un peu trop avec le sport dans notre pays.
Mais vous aviez annoncé la construction d’une salle de jeu pour le basket-ball. Où en êtes-vous avec ce projet ?C’est l’un de nos grands chantiers. Nous y travaillons. C’est surtout l’une des raisons qui nous poussent à beaucoup voyager. Nous sommes à la recherche des partenaires à même de nous aider à bâtir cette salle.
Avez-vous une idée de la date de démarrage des travaux ?C’est un problème de financement. Pour l’heure, je ne peux pas vous fixer une date. Une fois que j’aurai signé, je ferai une présentation officielle de cette salle, sa localisation et les gens qui vont nous aider à la réaliser.
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