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Malgré ses stars, le football africain n`a toujours pas décollé en 2006

Football

Malgré ses stars, le football africain n`a toujours pas décollé en 2006

31 December 2006 0
Malgré ses stars, le football africain n`a toujours pas décollé en 2006

Pressentie depuis des années comme la surprise à venir du football mondial, comme ce continent délaissé qui allait un jour prendre une revanche détonante, l'Afrique, pourtant pourvoyeuse de joyaux comme Drogba ou Eto'o, a raté sa Coupe du monde, et ne décolle toujours pas.  PARIS (AFP) - Pressentie depuis des années comme la surprise à venir du football mondial, comme ce continent délaissé qui allait un jour prendre une revanche détonante, l'Afrique, pourtant pourvoyeuse de joyaux comme Drogba ou Eto'o, a raté sa Coupe du monde, et ne décolle toujours pas.
La prédiction du roi Pelé commence à prendre vraiment du plomb dans l'aile. Lui qui avait annoncé qu'un des représentants du continent africain serait champion du monde "avant la fin du XXe siècle", avait pourtant bien senti tout le potentiel de ce continent. Mais il lui faudra visiblement beaucoup plus de temps avant d'éclore.
Pour l'Afrique, qui va accueillir pour la première fois de l'histoire un Mondial sur ses terres en Afrique du sud en 2010, cette année pouvait être celle de la consécration, ou au moins de la confirmation. Il n'en a rien été. Drogba flambe en Angleterre, tout comme Essien, Eto'o régale les fans du Barça, mais rien n'y fait, leurs équipes nationales piétinent.
Certes, les poids lourds comme le Cameroun, le Nigeria ou le Sénégal, quart de finaliste au Mondial asiatique, manquaient à l'appel en Allemagne. Mais les néophytes comme le Togo, le Ghana, l'Angola et surtout la Côte d'Ivoire avaient, pensait-on, les cartes en main pour au moins troubler l'ordre établi. A côté!
Au final, avec les seuls et inattendus "Black Stars" ghanéennes, sans Essien, stoppés en 8e de finale, et sortis avec les honneurs par le Brésil (3-0), le bilan est famélique, le moins bon des trois dernières Coupe du monde.
Les "Eléphants" ivoiriens, sur qui tout le monde fondait énormément d'espoirs, après avoir réussi à se qualifier au détriment du mastodonte camerounais, n'ont pas survécu au groupe de la mort avec l'Argentine et les Pays-Bas.
L'Angola a montré de belle choses, mais sans plus, et la Tunisie s'est écroulée sans les honneurs. Mais c'est bien évidemment le Togo, coulé avant même le début de la compétition avec son problème de primes ayant donné lieu à l'épisode tragi-comique du vrai-faux départ d'Otto Pfister, qui a marqué les esprits.
La saga des coéquipiers d'Adebayor, qui ont dû bricoler un semblant d'unité quelques heures avant leur premier match face à la Corée du Sud, leur a coûté cher. Car les Eperviers furent à deux doigts de l'exploit face à la Corée du Sud (1-2) et face à la Suisse (0-2), malgré ce contexte surréaliste.
Mais du coup, l'image de l'Afrique ne change pas. Oui, elle a bien dans ses filets des équipes au potentiel énorme d'où émergent de purs talents. Mais ce continent reste rongé par des maux qui ont depuis longtemps freiné son développement, et que ses stars ne peuvent à elles seules guérir.
Le cocktail est simple: fédérations incompétentes, infrastructures défaillantes et naturellement, un manque chronique de moyens.
"Il ne faut pas chercher bien loin, ce qui manque le plus à l'Afrique, c'est l'argent", avait assuré Claude le Roy peu avant le Mondial. "La corruption et l'incompétence de certains dirigeants plombent aussi ce merveilleux continent", avait ajouté celui qui se targue d'avoir découvert Eto'o.
Il reste donc trois ans pour redresser la barre, mais le chantier est vaste.

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