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Football/ Côte d'Ivoire: Zézéto et Tony, des Académiciens qui reléguaient Dindane et Baky Koné sur le banc

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Football/ Côte d'Ivoire: Zézéto et Tony, des Académiciens qui reléguaient Dindane et Baky Koné sur le banc

26 March 2008 0
Football/ Côte d'Ivoire:  Zézéto et Tony, des Académiciens qui reléguaient Dindane et Baky Koné sur le banc

Douze des vingt-trois Ivoiriens retenus pour disputer la CAN sont issus de l’Académie Sol Béni fondée à Abidjan par l’ancien international français Jean-Marc Guillou. Au coup de sifflet final du match victorieux contre le Nigéria, ils étaient neuf sur la pelouse. Dont trois attaquants. Devant leur télé, Zézéto et Tony devaient avoir une de ces rages.
A la fin du dernier millénaire, quand la première promotion d’Académiciens a commencé à régaler la chique sous les couleurs de l’Asec d’Abidjan, les deux attaquants stars s’appelaient Zézé Venance, dit Zézéto, et Antonin Koutouan, alias Tony. Aujourd’hui, le premier se les caille en Ukraine pendant que le second crève de chaleur (et d’ennui ?) aux Emirats arabes unis. Il doit leur sembler bien loin le temps où Dindane et Baky se diputaient, sur le banc de touche, les miettes de match qu’ils leur laissaient.
Comme ce fameux dimanche 7 février 1999, à Abidjan. Ce jour-là, au stade Houphouët Boigny, l’Asec Mimosa et l’Espérance de Tunis se disputent la Supercoupe d’Afrique. Devant 10 000 spectateurs. Oui, seulement 10 000. C’est que la plupart des supporters des jaunes et noirs ont décidé de boycotter un match qu’ils estiment perdu d’avance.
Le nouvel entraîneur de l’Asec, Jean-Marc Guillou, a en effet convaincu le président Ouégnin de saisir l’occasion pour étalonner ses Académiciens au football de haut niveau. Il couche donc sur la feuille de match une moyenne d’âge d’à peine 17 ans. Le principe est simple : s’ils l’emportent, les clés du club sont à eux. Et c’est exactement ce qui va se passer. Les Tunisiens se font balader et parviennent miraculeusement à revenir au score sur penalty en toute fin de match. Pendant les prolongations, ils explosent. 3 buts à 1. Auteur d’un doublé, Zézéto a impressionné par sa technique, sa vitesse, son jeu varié. La presse loue aussi l’impressionnante activité de Tony en pointe : c’est incontestablement son travail de sape sur la défense tunisienne qui a permis au joker Aruna Dindane d’être décisif au début des prolongations. Baky, lui, est resté scotché sur le banc.
Zézéto est alors présenté comme la crème de la crème de cette génération en or. Mais il se repose sur ses lauriers, quitte le quartier populaire d’Abobo pour le bourgeois Plateau, prend un peu la grosse tête. Enchaîne le moins bon et le pire. Le public le conspue. Alors il déprime. Il revient finalement à un niveau acceptable en 2001 et part retrouver Guillou à Beveren. 19 buts en 63 matchs, La Gantoise achète.
Jugé décevant, il est prêté au FC Brussels où il s’enlise un peu plus. Retour à Beveren, où au bout de six mois il ne laisse pas passer l’occasion d’aller respirer l’air vicié d’Ukraine. Ses prestations au Metalurh Donetsk auront convaincu le Metalist Kharkiv de s’attacher ses services l’été dernier. Le début de la renaissance ? Aux dernières nouvelles, Zézéto, premier Académicien à avoir été appelé en sélection, ne désespère en tout cas pas d’y revenir un jour : « Les dirigeants fédéraux ivoiriens ne cherchent pas à me voir, c’est tout. Sans vouloir me vanter, je n’ai plus rien à prouver. Sincèrement, aujourd’hui, je ne sais pas qui peut me faire peur. Qu’on me mette en concurrence et vous verrez...Quand je jouais en sélection, Drogba n’y était pas. Mais en deux ou trois ans, il a fait des choses extraordinaires. La vie au football va très vite ». Parfois même un peu trop...
Tony, lui, a remporté le 31 décembre dernier la Gulf Club Championships avec le club d’Al Jazira. Sous les ordres de Laszlo Boloni, il y joue avec des pointures du calibre de Bona Kalou, Philip Cocu ou son ancien pote de l’Académie Diaky, déjà élu deux fois meilleur joueur du championnat.
Aux Emirats arabes unis, Tony score comme au bon vieux temps de l’Asec (26 buts l’an dernier). Pour l’instant, ses expériences européennes n’ont pas été concluantes. Arrivé à Lorient en 2003, en même temps que Baky, il y plante 8 buts en 25 matchs mais ne parvient pas à tomber d’accord avec ses dirigeants « sur un certain nombre de choses ».
Plus tard, il tentera vite fait d’exploser à Grenoble, sans succès (9 matchs, un but), avant de rejoindre à sa demande le Golfe Persique, où il avait déjà exercé et laissé un bon souvenir. Tony le précoce (il n’avait pas encore seize ans lors de la Super coupe d’Afrique !!) lui non plus n’a pas renoncé : « Je sais que mon heure viendra pour jouer en sélection. Je ne suis pas pressé, je suis encore jeune. J’éprouve du plaisir à voir mes amis jouer, mais en même temps j’ai un peu mal parce que je ne suis pas à leurs côtés. Ils sont plus médiatisés que nous qui sommes cachés aux Emirats. Les dirigeants ont raison de ne pas m’appeler parce qu’ils ne savent pas ce que je suis devenu. Mon prochain challenge, c’est l’Europe. Mais si j’y vais, c’est pour jouer et pas pour faire un essai ».
Malgré une trajectoire un peu glauque, Zézéto et Tony ont de l’orgueil à revendre. Et une ambition intacte. Aruna, Baky and Co auraient tort de les enterrer.
sofoot

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