Flash Info

  • 16/08/2026Afrobasket U18 Filles : Le Mali domine le Nigéria (77-68) et remporte le trophée pour la 10e fois
  • 16/08/2026Football-International : Yan Diomandé a disputé ses premières minutes en tant que Madrista contre Schalke 04
  • 16/08/2026Tennis-Coupe Davis 2026 : La Côte d'Ivoire termine à la 5e place et redescend dans le Groupe IV
  • 16/08/2026Mara'Monde : Les Eléphants dans la poule B avec la Guinée, le Sénégal et le Gabon
  • 16/08/2026Handball-IHF Trophy Seniors Dames : Les Eléphantes ont hérité du Bénin, du Togo et du Libéria dans la poule B
  • 16/08/2026Football-Golden Boy 2026 : La Côte d'Ivoire occupe la 9e place avec 4 représentants dont Yan Diomandé et Bazoumana Touré

KUYO TEA NARCISSE (Président AFRICA): "Pourquoi le conseil d'honneur est dissous"

Autres Sports

KUYO TEA NARCISSE (Président AFRICA): "Pourquoi le conseil d'honneur est dissous"

12 April 2007 0
KUYO TEA NARCISSE (Président AFRICA): "Pourquoi le conseil d'honneur est dissous"

Le président Kuyo Téa Narcisse a entamé les chantiers de la reconstruction du club vert et rouge. Sans faux fuyant, sans langue de bois, il a assené ses vérités. Et tracer les grandes lignes de sa politique pour le renouveau de l’Africa Sports. Elu le 17 mars 2007, son arrivée marque donc une rupture avec le passé.
• Votre arrivée à la tête de l’Africa Sports va-t-elle opérer une rupture avec le passé d’instabilité que le club a connue ?
Je le souhaite en tout cas. Beaucoup de choses n’ont pas marché dans le passé. De ce fait, nous devons opérer obligatoirement une rupture avec le passé afin de pouvoir avancer.
• Est-ce cet esprit nouveau qui vous a poussé à opter pour une nouvelle dénomination du club, à savoir Africa Sports d’Abidjan au lieu de d’Africa Sports National ?
Oui. C’est un changement qui fait partie des innovations que je compte apporter au club. Quoique la nouvelle appellation, Africa Sports d’Abidjan ne soit pas, elle-même, une innovation majeure. Puisque le club s’appelait dans le passé Africa Sports d’Abidjan. Je n’ai fait que restituer les choses dans leur contexte original.
• En passant de l’Africa Sports National à l’Africa Sports d’Abidjan, n’est-ce pas une façon d’effacer toutes traces de vos prédécesseurs ?
Non. La dénomination Africa Sports ne disparaît pas. Le club n’a pas changé d’identité.
• Mais pourquoi Africa Sports d’Abidjan et non Africa Sports National ?
Moi aussi, je vous demande pourquoi Africa Sports National et non Africa Sports d’Abidjan ? En ajoutant National, avez-vous reçu des explications de la part de celui qui a opté pour cette dénomination ? Il aurait pu aller plus loin en choisissant Africa Sports International au lieu d’Africa Sports National.
• Mais qu’est-ce que cela change ?
Je pense qu’un club doit être localisé. L’Africa Sports est basé à Abidjan. Tout comme le Séwé de San Pedro est à San Pedro et le Sporting de Gagnoa à Gagnoa etc. ne cherchons pas des polémiques inutiles. Je n’ai pas ajouté Abidjan pour des palabres. L’Africa Sports a connu, selon moi, ses moments de gloire quand elle était baptisée Africa Sports d’Abidjan. C’est comme ça que j’ai connu l’Africa Sports. Et, à un moment, j’ai retrouvé Africa Sports National. On peut garder cette appellation comme on peut aussi revenir à un autre nom.
• Cette modification était-elle vraiment une priorité ?
Quand je jouais, le club portait le nom d’Africa Sports d’Abidjan. Et comme je suis revenu en tant que président, j’ai décidé de revenir à l’ancienne appellation. C’est-à-dire, cet Africa Sports d’Abidjan qui m’a permis de connaître des succès.
• La dissolution du Conseil d’honneur a-t-elle été bien perçue par les membres d’honneur ? Si non, comment comptez-vous gérer toutes ces susceptibilités qui, par le passé, étaient des facteurs déstabilisants du club ?
Aujourd’hui, le club n’est plus en crise. D’ailleurs, depuis quelques mois, il n’y a l’union entre les supporters eux-mêmes. Il n’existe plus de problème de supporters, ni du côté du Conseil d’honneur. Les crises à l’Africa Sports étaient dues à des problèmes de personnes. Mais, c’étaient les structures du club, elles-mêmes, qui alimentaient toutes ces crises. J’ai pris la décision de dissoudre le Conseil d’honneur.
• Mais pourquoi ?
Ce ne sont pas les individus qui sont mis en cause. Pour ma part, j’ai estimé que les structures n’ont pas très bien fonctionné. J’ai donc voulu les alléger. Je l’ai fait, parce que je veux avancer avec mes maigres moyens tout doucement. Néanmoins, je suis régulièrement en contact avec quelques membres d’honneur du club.
• Cette décision a-t-elle fait l’unanimité auprès des membres associés ?
A l’issue de notre assemblée générale, je me suis personnellement déplacé pour rendre visite aux anciens membres du Conseil d’honneur. J’ai été bien accueilli. Pour vous dire qu’il n’y a pas eu de problème. Les membres d’honneur m’ont apporté leurs bénédictions. Dans les futures structures que nous allons mettre en place, tout le monde sera pris en compte. Je ne veux écarter personne.
• Que voulez-vous dire par ne pas écarter quelqu’un ?
J’estime que tout le monde a droit à l’Africa Sports. On ne doit donc pas écarter quelqu’un. Nous allons, sans doute, faire des changements. Mais tout se fera en tenant compte des aptitudes des uns et des autres. Depuis que j’ai pris la tête de club, je n’ai chassé personne. Et je n’ai aucune raison de chasser qui que ce soit.
• Faut-il donc conclure à une paix des braves entre les fils et filles de l’Africa Sports depuis votre arrivée ?
Pour le moment, nous observons une accalmie. Cela grâce au dialogue qui a prévalu entre les uns et les autres. C’est un bon signe. Pour ma part, je ferai toujours l’effort d’aller discuter avec tout le monde. Je me dois d’aller vers tous les membres de la famille afin d’échanger.
• Ne craignez-vous pas malgré tout un retour du bâton ? Surtout quand on sait que dans le passé c’était les membres d’honneur qui faisaient et défaisaient les présidents…
Non. D’ailleurs, je ne crois pas que c’était le Conseil d’honneur qui faisait et défaisait les présidents. Les gens ont souvent dit cela. Bon, peut-être qu’ils ont  raison. Surtout que je n’étais pas dans les instances. Mais, je pense surtout qu’il y a eu un manque de dialogue. Je veux dire que chacun est peut-être resté dans son coin avec sa petite histoire. Or, aujourd’hui, nous sommes en contact permanent avec toutes les structures qui existent. Nous nous entendons très bien.
• Quelle sera la configuration de votre Comité directeur ?
Je n’ai pas la configuration en tête. Si je l’avais effectivement, je l’aurai déjà présentée. Rien n’est encore arrêté définitivement.
• Sentez-vous déjà une union sacrée des membres associés autour de vous ?
Je le sens effectivement. Je constate aussi une réelle mobilisation autour de l’équipe. Il existe une sincérité réelle entre mes collaborateurs et moi. C’est aussi la même chose avec les supporters et autres sympathisants. Je pense que les choses évoluent dans le bon sens.
• L’Africa Sports d’Abidjan nouveau arrive…
Oui. On peut le dire, l’Africa nouveau arrive. C’est une réalité. Heureusement d’ailleurs.
• Quels seront vos principaux chantiers dans l’immédiat ?
Les priorités sont multiples. Le club a connu tellement de problèmes au point que tous les chantiers sont prioritaires. Néanmoins, ma première priorité sera de faire en sorte que nous soyons bien présents en Ligue1.
• Etre présent en Ligue veut dire quoi exactement ?
L’Africa ne doit plus jouer les derniers rôles en championnat. Ça, je ne le veut plus. C’est pour cela que je vais miser sur le championnat. Ce sera ma priorité cette saison. Ensuite, je vais m’attaquer au volet construction du club. Mais, ce projet passe d’abord par la maîtrise des hommes. C’est-à-dire, créer un environnement propice pour pouvoir mieux travailler.
• Allez-vous privilégier les résultats sportifs ?
C’est sur la base des résultats de l’équipe première que nous serons jugés. Les résultats sportifs sont donc prioritaires. Nous devons franchir toutes les étapes afin de constituer une équipe forte. Si, aujourd’hui, l’Africa Sports suscite autant d’engouement auprès des membres associés, c’est bien parce qu’elle commence à faire des résultats. Les bons résultats nous permettront de nous orienter vers d’autres priorités. Les résultats demeurent donc une priorité. L’équipe de football est mon premier chantier. Nous devons tous accompagner l’équipe senior en attendant d’avoir plus de moyens pour soulager tout le monde, dans les mois à venir. Il y a beaucoup d’autres choses à faire, comme l’achat d’un car par exemple, la réorganisation des autres disciplines qui sont à bout de souffle.
• Dans cet Africa Sports nouveau qui arrive, qu’est-ce qui va fondamentalement changer ?
Les mentalités ont commencé à changer au niveau des joueurs. Les comportements ont évolué positivement. Nous avons instauré un règlement intérieur pour les joueurs. Il s’agit, à mon avis, d’un premier changement de taille. Ensuite, nous avons aussi engagé des spécialistes pour notre encadrement technique. C’est même une innovation majeure, selon moi.
• A quel niveau ?
Nous avons voulu donner une dimension à notre club. Nous avons  donc sollicité cinq techniciens italiens. Aujourd’hui, nous avons un manager général. Il est aussi italien. Nous avons opéré une véritable mutation au sein du club. Tous ces changements nous ferons évoluer. Je souhaite que nous ayons très vite des ressources supplémentaires afin d’accélérer toutes ces réformes.
• Ces cinq italiens ne vous coûtent-ils pas trop cher ?
Qu’est-ce qui n’est pas cher dans ce monde ? Il n’y a plus de petites dépenses aujourd’hui. Tout est cher.
• Quelle est aujourd’hui la masse salariale de l’encadrement technique et des joueurs ?
Elle est très importante. Mais je ne peux pas vous donner des chiffres.
• Avez-vous pris des mesures concernant les primes et salaires des joueurs ?
Je ne parle pas de primes avec les joueurs. Nous n’évoquons pas les problèmes de primes, parce que le club n’a pas encore suffisamment de moyen pour les régler. C’est donc un langage que je ne tiens pas dans le club. Pour le moment, nous nous contentons de payer les salaires.
• Sincèrement pensez-vous que vos joueurs puissent accommoder de cette situation pendant longtemps ?
Ce n’est pas facile. Mais nous avons des difficultés. Je leur ai demandé de faire un effort pour vivre uniquement de leurs salaires. Le jour où l’Africa Sports aura suffisamment de moyens, je serai disposé à parler de primes. La prime, on la donne quand on a les moyens. Et qu’on est aussi satisfait de la qualité du travail des employés. Pour le moment, nous sommes en début de saison. Et nous n’avons pas de moyen. Je ne peux pas faire plus que ce que je fais actuellement.
• Néanmoins, où trouvez-vous les ressources financières pour payer les salaires des Italiens et des joueurs ?
Des amis me viennent en ide. Tous les jours, nous courons pour chercher quelques moyens supplémentaires pour pouvoir faire face à nos charges. Pour vous dire que l’Africa Sports est géré au quotidien.
• A combien estimez-vous votre budget de fonctionnement ?
En toute franchise, nous n’avons pas encore de budget. Vous pouvez vérifier le compte de l’Africa. Il n’y a rien de consistant qui puisse nous permettre de bien gérer le club. Pour le moment, nous ne disposons donc pas d’un budget de fonctionnement. Chaque jour, nous devons trouver de l’argent.
• Ne donnez-vous pas le sentiment que vous avez pris une équipe de l’Africa Sports dans la rue ?
L’Africa Sports n’a pas de budget pour le moment. Et, pratiquement, c’est tous les jours que nous sollicitons une bonne volonté pour nous aider. De temps en temps, un peu d’argent par-ci et par-là. Une autre fois, c’est une bonne volonté qui nous donne un million…  bref, c’est tous les jours comme çà.
• Combien vous fut-il pour gérer ce club ? 100, 500 millions ou 1 milliard … ?
Je vous dirais plusieurs milliards. Je ne veux même pas parler de centaine de millions. Parce qu’il y a beaucoup de choses à faire. A tous les niveaux. Dans toutes les disciplines. Et puis, en football, on n’a jamais assez d’argent pour diriger un club.
• Quelle est la contribution des Membres associés à ce jour ?
Nous avons mis des cartes de supporters sur le marché depuis bientôt un mois. Je n’ai pas encore fait le point. Mais je le ferais bientôt. Alors on saura la contribution des supporters. Les chiffres de la contribution des supporters seront publiés. Je veux que les supporters, eux-mêmes, sachent leurs contributions. Et tout le monde verra.
• En acceptant de diriger l’Africa Sports avec toutes ces difficultés-là, n’êtes-vous pas venu vous mettre dans des problèmes ?
Les problèmes qui appellent justement des défis. Je n’aurai eu aucun mérite, si j’avais pris le club dans une situation d’aisance financière. Je ne dis pas que j’ai me les problèmes. Mais, j’estime que, dans la vie, il y a des défis qu’on doit prendre. Le défi de l’homme est de braver et de vaincre les problèmes.
• Malgré tout, vous sentez-vous capable de faire mieux que vos prédécesseurs ?
Ce qui est sûr, je ne vis pas faire pire. Aujourd’hui, je ne peux pas non plus faire pire. Non. Ça je ne le crois pas.
• Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’avoir opéré un coup d’Etat pour évincer Alain Donwahi ?
Chacun est libre de faire ses commentaires. A mon niveau, je n’ai pas de problème. Puisque, je n’ai jamais organisé une assemblée générale. Ceux qui accusent, qu’ils aient le courage de désigner les personnes qui ont fait le coup d’Etat. Quant à moi, je ne pense pas avoir participé à un coup d’Etat. Sincèrement, je n’ai fait aucun coup d’Etat.
• Pensez-vous avoir eu raison de prendre l’Africa Sports dans ces conditions ?
Je le pense en effet. En prenant du recul, aujourd’hui, je me dis que j’ai bien fait de prendre cette équipe. J’ai bien agi. Je vous le dis honnêtement, en prenant le club le 24 juin 2006, je n’avais pas encore mesuré l’ampleur de la tâche qui m’attendait. C’est quand j’ai fini de faire l’état des lieux, que j’ai compris que si je n’étais pas venu prendre l’Africa Sports, le club serait allé en deuxième division. J’avais donc raison de postuler. Plus que jamais, je suis convaincu d’avoir bien agi aujourd’hui. J’ai eu raison de prendre la tête du club.
• Quelle est aujourd’hui la situation de l’Africa Sports avec le complexe sportif de la Sotra ?
La situation du club n’a pas changé. Le stade de la Sotra est toujours à notre disposition. Mais le complexe sportif de la Sotra ne nous appartient pas. La Sotra nous prête ses installations. Sinon nous n’avons rien. Le bon sens voudrait qu’un club puisse posséder ses propres installations. Malheureusement, nous avons tellement de problèmes à régler que nous ne pouvons pas l’envisager pour l’instant.
• L’Asec a racheté à la BIAO Sol Béni. Pourquoi ne pas envisager aussi cette option avec la Sotra ?
C’est vrai. J’ai aussi cette idée-là. Parce qu’un jour ou l’autre, il va falloir que nous ayons nos propres installations sportives. A terme, nous devons y parvenir. Et si l’Asec a pu le faire en rachetant Sol Béni, c’est que d’autres aussi peuvent le faire. Je compte faire en sorte pour qu’un jour, l’Africa Sports puisse avoir ses propres installations sportives. C’est mon ambition. Si nous parvenons à cela, ce sera alors le vrai changement.
• En attendant que comptez-vous faire dans l’immédiat pour mettre fin à cette situation de nomadisme de vote équipe constamment à la recherche d’un terrain d’entraînement ?
Nous sommes en effet obligé de courir d’un terrain à autre. De temps en temps, nous squattons les terrains des associations ou des entreprises. Ce n’est vraiment pas l’idéal. Et cela nous pose problèmes. En effet, lorsque ces entreprises-là ont des manifestations, l’Africa Sports ne peut plus s’entraîner. Nous avons connu ces désagréments plusieurs fois.
• Entretenez-vous de bons rapports avec votre prédécesseur Alain Donwahi, malgré l’héritage difficile qu’il vous a laissé ?
Ah oui ! Nous avons de bons rapports. Alain Donwahi a fait ce qu’il a pu en son temps. Nous, nous devons aller au-delà. Cela dit, je n’ai pas de problèmes particuliers avec Donwahi. Nous avons eu l’occasion de discuter souvent de football ou d’autres choses. Lui et moi, nous nous connaissons bien avant de nous de nous retrouver dans le football. Alain Donwahi est ivoirien. Et puis, je ne pense pas qu’il soit le premier Ivoirien à faire la pire des choses dans ce pays, pour qu’on le condamne à mort.
• Avez-vous déjà des contacts avec des sponsors ou partenaires ?
Oui. Nous avons déniché un premier partenaire technique « ERREA ». Il nous a livré des jeux de maillot. Je peux affirmer qu’aujourd’hui, nous disposons d’un lot d’équipements suffisant pour durer deux ns. Toutes les catégories et disciplines sportives ont été servies. J’estime que c’est exceptionnel en Côte d’Ivoire. Au cours de mon récent séjour en Italie, j’ai de nouveau rencontré les responsables de l’équipementier ERREA. Nous avons signé un partenariat de trois ans. Les perspectives sont donc bonnes. A condition que nous ayons de bons résultats.
• Le partenariat avec l’inter Milan est-il une réalité ?
Je reviens d’Italie. Le voyage s’est en cas bien déroulé. J’ai eu de bons contacts enrichissants avec plusieurs clubs dont l’Inter Milan. Je profite de cette occasion pour remercier notre Ambassadeur en Italie et son collègue dans notre pays. Je n’oublie pas aussi notre Consul en Lombardie ainsi que tous les dirigeants de l’Inter Milan.
• Mais concrètement qu’est-ce que vous avez obtenu de l’Inter ?
Les dirigeants de l’Inter Milan m’ont fait des faveurs en acceptant que je puisse visiter leur camp d’entraînement. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance d’avoir accès aux installations sportives de l’Inter. Nous avons discuté  le partenariat. Nous nous sommes mis d’accord sur un certain nombre de choses. Pour l’instant, il est trop tôt pour en parler. Sachez que l’Africa commence à avoir des amis. Tous ces contacts se traduiront de façon concrète dans les mois à venir.
• Sur le plan de la compétition, croyez-vous votre équipe capable de gagner le titre ?
Cette saison, mon souhait est qu’il y ait un suspense jusqu'au bout dans ce championnat. Je trouve anormal que dans un championnat national de D1, le champion soit connu avant la fin de la compétition. Depuis quelques années, on connaît à l’avance qui sera le champion. Ce n’est pas bon à mon avis.
• Mais à qui la faute ?
Je pense que dans l’intérêt même du football ivoirien, ce n’est pas bien. Il faut donc qu’il y ait un suspense dans le championnat cette saison. Cela dit, quand on participe à une compétition, c’est pour la gagner. Je n’invente donc rien. Notre objectif sera donc de remporter le titre. Je ne suis pas venu pour accompagner les autres. Nous ferons le bilan après. C’est-à-dire, en fin de saison.
• Justement, le président de l’Asec, Me Roger Ouégnin, a prévenu qu’il n’était pas encore rassasié. Par conséquent, l’Asec continuera toujours d’aligner les titres. Ressentez-vous ce message comme un défi qui vous est personnellement lancé c’est-à-dire à l’Africa Sports ?
Je ne pense pas que le titre soit la propriété de l’Asec Mimosas. Non, je ne le crois pas. Mas, Me Roger Ouégnin a le droit de dire ce qu’il dit. C’est lui qui est détenteur du titre. Il nous appartient, sur le terrain de lui démontrer le contraire. Il ne suffit pas de crier qu’on n’est pas d’accord avec le président de l’Asec. Nous devons, au contraire, lui donner la réplique en lui arrachant le titre.
• L’Africa Sports peut-elle prendre le pari de ravir le titre à l’Asec cette année ?
Vous n’aurez pas ma réponse sur le champ. Attendant la fin de la saison. Et on verra. Vous saurez la réponse que je compte lui apporter. Le championnat se déroule
• Que retenez-vous de cette rivalité Asec-Africa que vous avez connue dans le passé ?
Elle a beaucoup changé de nature aujourd’hui. La vraie rivalité a disparu. Je souhaite d’ailleurs qu’elle revienne au plus vite. Comme par le passé. Pour cela, il fait que l’Africa  Sports se relève. Il s’est désorganisé. Et, du coup, il a fait la part belle à l’Asec. L’équipe des Aiglons a laissé l’Asec prendre des distances. Ce qui fait qu’il n’y a plus d’intérêt autour de ces derbies Asec-Africa. Et pourtant, dans tous les championnats du monde, il y a toujours des clubs phares qui rehaussent le niveau du championnat.
• Comment susciter un nouvel engouement aujourd’hui autour de ces derbies ?
Un grand fossé sépare aujourd’hui les deux équipes. Ce qui fit qu’il n’y a plus d’engouement autour de leurs derbies. Je pense qu’il n’y a pas de solution miracle. L’Africa doit tout simplement s’organiser pour rattraper son retard vis-à-vis de son rival. Ce ne sera certes pas facile. Parce que l’Asec possède déjà des structures adéquates. Elle  un centre de formation qui est très approprié. Néanmoins, nous ferons tout pour qu’elle sache que nous existons. L’Asec doit se dire que l’Africa Sports arrive.
• D’ores et déjà, en tant que président, comment appréhendez-vous votre premier derby contre l’Asec ?
Le match sera intéressant. Je le pense. Je souhaite que l’Africa Sports soit capable de répondre à l’Asec. Mes joueurs ont là une belle occasion de lui donner la réplique. Le président que je suis a fait sa part. j’ai mis une équipe en place. Elle doit maintenant jouer. Les joueurs aussi bien que les membres associés doivent être prêts à donner la réplique à l’Asec ce dimanche. L’Asec est notre rival. Il faut que notre mobilisation, ce jour-là soit exceptionnelle.
• L’Africa Sports sera donc sur le pied de guerre ?
Nous devons démontrer à notre rival que l’Africa Sports existe encore. L’Africa n’est pas mort. Les membres associés doivent venir nombreux au stade Houphouët6boigny. Nous devons être tous en rouge pour que l’Asec voit rouge.
 Est-ce déjà ce qui vous met sous pression au vu de la violente réaction de vos membres associés  lors du match contre le Séwé ?
J’ai eu des échos du dernier match contre San-Pédro  (5ème journée). Il m’est difficile de me prononcer. Etant donné que je n’ai pas encore vu les images du match. Dans tous les cas, je pense que c’est regrettable. Nous n’avons pas à encourager les supporters dans ce genre de comportement. Nous prendrons donc les mesures pour que cela ne se reproduise plus.
• Lesquelles ?
Je voudrais d’abord présenter mes excuses à la Fédération, au Séwé ainsi qu’au public sportif. Je n’oublie pas aussi les arbitres. Ils sont toujours les grosses victimes. C’est un comportement qui est à condamner. Un supporter doit supporter en restant dans les tribunes. Il peut, dans les gradins, crier, insulter qui il veut. Mais il n’a pas le droit de descendre sur l’aire de jeu.
• On a le sentiment que vos supporters ont des griefs à l’encontre de l’arbitre Aboubacar Sharaf ?
Cela est exact. Mais, chaque cas se règle par cas. Et puis, je ne pense pas qu’agresser un arbitre, même s’il persiste dans ses erreurs, soit la meilleure méthode pour le récuser. Il y a des règles qu’il faut respecter. La Fédération  des textes. La violence ne règle donc pas ce genre de choses. Si nous avons un problème avec un arbitre, quel qu’il soit, les dirigeants ont le devoir de prendre les mesures qui s’imposent.
• Votre équipe va-t-elle accepter d’éventuelles sanctions de la FIF ?
Il faut assumer les actes qu’on pose. C’est la règle du jeu. Si mon équipe mérite donc la sanction, qu’elle soit sanctionnée. Je pense que nous devons avoir une meilleure collaboration avec la FIF. Je parle certes de l’Africa. Mais, c’est l’ensemble du football qui est interpellé. Je voudrais aussi dire que j’ai réuni les joueurs de l’Africa avant mon voyage en Italie. Je leur ai demandé un comportement de joueur professionnel. Par conséquent, s’il est prouvé que certains ont été impliqués dans ces incidents, ils seront sanctionnés.
• Quels sont vos rapports avec le président Simplice Zinsou ?
Je n’ai jamais eu de problème avec le président Zinsou. Nous nous sommes souvent rencontrés dans la bonne humeur. J’avoue que nous n’avons pas eu le temps, de façon formelle, de parler de l’Africa Sports. Nos rencontres se sont malheureusement déroulées dans les circonstances qui ne le permettaient pas. Je souhaite même qu’un jour, nous puissions nous asseoir pour parler à l’Africa. Le président Zinsou a une expérience dont je pourrais bénéficier.
• Avez-vous effectué une démarche dans ce sens ?
Non pas encore. Néanmoins, certains de mes collaborateurs se sont déjà rendus à son domicile pour négocier une rencontre. Compte tenu de son calendrier, je pense qu’il n’a pas encore eu le temps de nous recevoir.
• Entretenez-vous de bons rapports avec le président de l’Asec, Me Roger Ouégnin ?
Ah ça oui ! Nous avons de très bons rapports. Nous nous rencontrons souvent dans le cadre du football. Nous discutons bien. Je reconnais l place qu’il occupe au sein du football ivoirien. Je reconnais aussi le bon travail qu’il a abattu à la tête de l’Asec. Je pense que son expérience doit m’inspirer.
• Vos rapports avec Jacques Anouma ?
Ils sont bons. Anouma est le patron du football ivoirien. Je m’entends très bien avec le président de la Fédération. En ce qui concerne sa gestion, les résultats plaident en sa faveur. C’est nous dirigeants de club qui l’avons envoyé en mission. Il devait nous apporter des résultats. Il a pu le faire. C’est en effet grâce à lui que le football ivoirien a été en phase finale de la Coupe du monde pour la première fois. Nous avons aussi été finalistes de la CAN en Egypte. Le football ivoirien rayonne à travers le monde. Nous devons lui tirer notre chapeau.
• Comment comptez-vous redynamiser les sections, handball et basket-ball ?
Elles vont recevoir des équipements. Après la formation du nouveau bureau, nous allons opérer des modifications dans le fonctionnement de ces sections. Je ferai en sorte que ce soit le même noyau. Les autres disciplines ont fonctionné de façon autonome jusque-là. Elles étaient gérées par des individus. Ils prenaient tout en charge. Du fait que le club n’avait pas beaucoup de moyens. Ces personnes là se sont mises bénévolement au service de ces disciplines-là. Nous devons faire revenir toutes les disciplines, de façon normale, dans le juron du club.
• S’agira-t-il de casser cette autonomie ?
Je veux tout simplement, avoir un regard sur l’ensemble de toutes les disciplines. Etant données qu’elles évoluent pour le compte de l’Africa Sports. Mais auparavant, nous devons leur faire des propositions. Notamment à ceux qui gèrent ces disciplines-là. Je veux dire, qu’il fut que je puisse disposer de quelque chose pour les aider. Mais, je n’ai rien à leur donner. Cela me gêne. Le jour où je pourrai leur proposer effectivement quelque chose, alors je leur dicterai ma vision des choses. Tout se passe bien chez certains pour le moment. Je ne vais donc pas les déranger. La section handball se comporte bien. Elle est gérée par Zéhi Sébastien.
• La section handball n’est-elle pas en proie à une crise larvée, c’est-à-dire, une sorte de bicéphalisme entre Zéhi Sébastien et Gogoua Paul dit « Pablo » ?
C’est la vie des hommes. Il y a souvent des dualités inutiles. J’ai désigné  Zéhi Sébastien à la tête du handball. Je suis quand même le président de l’Africa Sports. Et je peux choisir qui je veux. Quelque soit le choix, certains seront d’accord et d’autres en désaccord. Mais ce n’est pas mon problème.
• Mais comment comptez-vous régler ce conflit latent ?
Je pense que les gens doivent apprendre à travailler ensemble. Certaines personnes doivent aussi accepter la discipline du club. C’est moi le seul président du club. Je décide des structures qui gèrent les différentes disciplines. J’ai donc choisi Zéhi. Des gens sont mécontents. Mais pour éviter les bagarres, j’ai demandé qu’ils s’entendent pour travailler ensemble.
Interview réalisée par Kambiré Elie
SUPER SPORT   
 
 
 

TOP