Kanté Badjan à cœur ouvert : « Ma nouvelle vie »
Kanté Badjan à cœur ouvert : « Ma nouvelle vie »

Sa jeune carrière de footballeur professionnel ne l’empêche pas de donner des conseils à ceux qui veulent emprunter cette voie. Parlant de football, Kanté Seydou Badjan explique que le métier est difficile. Mais, sa détermination à devenir un grand footballeur sur le vieux continent est pour lui une priorité.
Votre femme dit que vous êtes tellement modeste que vous fuyez souvent la presse. Est-ce votre avis ?Je ne fuis pas la presse. J’ai simplement pris pour habitude de ne pas trop parler. Je préfère que les journalistes parlent plutôt de ce que je fais sur un terrain de football. C’est peut-être aussi que je suis un peu timide. Mais, le fait de ne pas toujours parler à la presse ne signifie pas qu’on la fuit.
Pour un footballeur modeste, vous avez de la chance. Votre épouse a confié que vous passé vos vacances aux Etats-Unis ?Je me fais plaisir. J’ai surtout la chance d’avoir des connaissances aux Etats-Unis. J’ai également des beaux-parents qui résident là-bas. Et donc, pendant l’intersaison, nous en profitons. J’ai déjà fait des passages dans l’Etat de Ohio et en Floride. C’est juste pour changer d’air. J’ai même deux enfants qui sont nés aux Etats-Unis. Ce sont les deux derniers, la deuxième fille et le dernier. Mais, je ne passe pas tout mon temps aux Etats-Unis. Je vais à Abidjan pour me ressourcer et pour avoir la bénédiction de mes parents et mes anciens dirigeants. Je voyage pour simplement changer d’air et faire passer à ma famille de bons moments. C’est important pour l’équilibre de toute la famille.
Est-il exact que vous avez choisi d’orienter tous vos enfants dans le sport ?Je vois que ma femme vous a fait beaucoup de confidences. Effectivement, nous y pensons fermement. C’est même une priorité pour nous. Nous allons faire d’eux de grands sportifs. Ils n’ont pas encore l’âge. Mais le moment venu, nous ferons d’eux des sportifs de haut niveau. Je pense que ma première fille peut faire de l’athlétisme, parce qu’elle est très rapide quand elle court. La deuxième le tennis et le troisième le basket aux Etats-Unis.
Comment avez-vous rencontré votre épouse ?Je suis beaucoup discret et généralement, je n’en parle pas. Ce que je peux dire, c’est par l’intermédiaire d’un ami que nous avons fait connaissance. Et tout de suite, j’ai su qu’elle était faite pour moi et rien ne pouvait nous séparer. Nous avons ensuite fait notre mariage civil le 17 Janvier 2004.
Elle est visiblement partie prenante dans toutes vos décisions importantes ?Je lui fais confiance. Et c’est réciproque. C’est ma meilleure conseillère. Avec elle, je suis en tout cas sûr de ne pas me tromper dans mon choix.
Quels choix par exemple ?Les choix que nous faisons dans la vie pour mieux nous orienter.
Dans vos transferts ?Je l’informe. Et elle me donne aussi son avis.
Que s’est-il passée la saison dernière, alors qu’on vous annonçait pour l’équipe de Istres ?Effectivement, je devais partir à Istres. Mais, après j’ai compris que Istres ne pouvait pas remplir tous les engagements à eux imposés par Beveren. Etant donné que mon contrat expire en fin Juillet 2007 avec Beveren. Mes dirigeants ont proposé donc de racheter mon contrat. Ils ne pouvaient pas. En plus, financièrement, ça ne m’arrangeait pas. Et donc, nous n’avons pas conclu l’affaire. Mais Istres avait besoin d’un défenseur. Ils ont finalement pris Doumbia Mamadou de l’Asec.
Quelle sera votre prochaine destination, surtout que vous êtes en fin de contrat avec Beveren ?J’attends de voir. Pour l’instant, je ne peux pas avancer le nom d’un club. Mais je compte jouer à un niveau plus élevé.
Pourquoi jouez-vous les anti-stars ? D’autres joueurs font le boucan, comme on le dit et leurs noms sont chantés par les musiciens ?Des artistes musiciens m’ont fait savoir qu’ils s’intéressaient à moi. Et qu’ils voudraient citer mon nom dans leurs chansons. Je ne vois pas d’inconvénients. Mais je n’aime pas faire le boucan et faire du bruit autour de mon nom. J’estime que la meilleure manière de se faire entendre est de bien pratiquer sa profession. Il ne s’agit pas de voir son nom scandé par des chanteurs pour dire qu’on a réussi dans la vie. C’est Dieu qui offre toutes les opportunités et toutes les chances. Et donc lorsque les gens reconnaîtront ma valeur, ils pourront mieux parler de moi.
Beaucoup de footballeurs investissent dans des centres de formation. Pensez-vous investir dans ce domaine ?Je n’y pense pas pour l’instant.
Quelles valeurs, selon vous, doit défendre un footballeur ?C’est l’humilité. C’est le plus important. La vie du footballeur et surtout du footballeur professionnel n’est jamais facile. C’est que dans le football amateur, surtout en Afrique, il y a des problèmes financiers. Mais, en Europe, la concurrence est très rude. Il faut de l’humilité et du travail pour aller de l’avant. Pour être sincère, je dois dire qu’il faut être un dur à cuir pour vivre en Europe. Il faut pouvoir encaisser, se remettre en cause et imposer sa touche dans un jeu qu’on veut collectif et solidaire. L’expérience professionnelle m’a permis d’être une nouvelle personne et de fortifier mon mental.
Que pensez-vous de l’équipe des Eléphants ?Je pense que c’est une des plus belles équipes de l’histoire du football ivoirien. Il y a de la qualité, de la valeur et un staff technique composé de connaisseurs. Il y a aussi les dirigeants qui jouent leur partition et nous mettent dans de bonnes conditions de travail. Le système d’ensemble est favorable à la mise en place d’une grande équipe. Et maintenant, nous devons aller chercher la coupe d’Afrique 2008 au Ghana.
Comment s’est effectué votre retour en sélection nationale ?C’est grâce au nouvel entraîneur Stielike. Il est venu nous superviser en Belgique. Et il m’a vu jouer. Et pour le match contre le Gabon, il a fait appel à deux joueurs de Beveren. C'est-à-dire Copa et moi. Avec lui, je joue au poste de latéral ou de milieu droit.
Comment se passe la collaboration avec vos coéquipiers ivoiriens de Beveren ?Il y a une belle ambiance. Et quand un d’entre nous a des problèmes, nous faisons l’effort de lui venir en aide. Nous nous rendons des visites à domicile. Nos femmes respectives également le font. Et comme je l’ai dit, nous nous serrons les coudes pour traverser les difficiles épreuves qui s’imposent à nous.
Hormis le football, quels sont vos loisirs à Beveren ?Je vais peut-être vous surprendre. C’est vrai, je regarde des matchs de football à la télévision et quelquefois des jeux vidéo. Mais, c’est surtout le feuilleton « Ma Famille » que je suis au quotidien. Je passe tout mon temps à visionner les cassettes de Ma Famille. Avec ma famille, je me sens en Côte d’Ivoire. Je dois dire bravo à Akissi Delta. Le film est surtout intéressant parce que c’est la vie au quotidien qui y est dépeinte.
Réalisée à Beveren par Adam Khalil (Stades d’Afrique)
A lire aussi ...
-
Nomel Meless : « Nous ferons de l’OISSU un véritable vivier du sport national »
11/08/2026 - 21:33 0 -
Seydou Dabonné : « Côte d’Ivoire Judo est au travail et tout va très bien »
07/07/2026 - 21:03 0 -
Football-Tournoi Maurice Revello 2026 : « Nous sommes venus pour ramener le trophée », Zabi Patrick
02/06/2026 - 13:25 0 -
Incident AHBC-National : Siaka Koffi : « Ce n'est pas une affaire de garçon »
23/04/2026 - 18:20 0 -
Tennis : Illou Lonfo veut détecter les nouveaux talents !
22/03/2026 - 22:10 0 -
Détection : Innocent Koué Loua : « Toutes les localités étaient déterminées à montrer leur potentiel »
04/02/2026 - 08:56 0






