Emmanuel Koffi Konan est agent FIFA. Dans l'entretien qu'il a accordé au quotidien Notre Voie, il affirme que les joueurs ivoiriens ont la cote en Europe. Notre Voie : Le marché des transferts appelé mercato s'est ouvert depuis quelque temps en Europe. Quel est l'état des lieux en ce qui concerne les footballeurs africains ?
Me Emmanuel Koffi Konan : Il faut reconnaître que ce mercato est beaucoup profitable à nos joueurs. Les Ivoiriens sont très sollicités par les clubs européens. Cela est dû à la belle image que montrent Didier Drogba et les autres membres de la légion ivoirienne qui évoluent sur le vieux continent. Pour tout dire, les joueurs ivoiriens ont la cote en Europe. N.V : Qu'est - ce qui fait leur force ?
Me E.K.K : Le footballeur ivoirien est professionnel dans la tête. Parce qu'il est passionné du ballon rond et évolue sur les pelouses en mettant le cœur à l'ouvrage. N.V : Kader Kéita à l'Olympique de Lyon, Touré Yaya au FC Barcelone, Akalé Kanga au RC Lens et biens d'autres pros ivoiriens en instance de signer dans certaines écuries d'Europe. Beaucoup estiment que cela est logique quand on se réfère aux cas de Didier Drogba, Zokora Didier Maestro, Touré Kolo Habib, Zoro Marc et autres. Est - ce la preuve que le football ivoirien se vend bien ?
Me E.K.K : Tout à fait. Je voudrais vous révéler qu'il y aura des dizaines de Yaya Touré sur au moins une dizaine d'années. Les locomotives comme les Drogba, Kolo, Zokora, Dindane, Baky ont mis la barre très haut. Naturellement, ils vont inciter les plus jeunes qui aspirent au professionnalisme à les suivre dans cette voie ou à faire mieux qu'eux. N.V : Certaines langues affirment que la Côte d'Ivoire pourrait vivre les exemples du Nigeria, du Cameroun et du Ghana qui ont dominé le marché des transferts ces dix dernières années avant d’entrer dans les rangs. Est- ce votre avis ?
Me E.K.K : Vous savez que la Côte d'Ivoire est un pays béni de Dieu. Nous ne devons pas comparer ces nations à notre pays. Nous continuerons à produire des Drogba, Kolo, Dindane, Zokora, Kéita en quantité et sur une longue période. Il n'y a pas de gros soucis à se faire, parce que les centres de formation qui constituent le vivier regorgent de beaucoup de talents. Cela rassure les dirigeants et les agents FIFA que nous sommes
Réalisé par Jean - Cyr Adopo