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Football, CAN

Feh Kessé: « Les stades seront prêt fin décembre 2020 »

10 January 2019 0

Alors que le doute commence à s’installer chez les Ivoiriens, à la suite des dernières sorties des responsables de la Confédération africaine de football, sur les capacités du pays à accueillir la Coupe d’Afrique des nations de 2021, le patron du Cocan ivoirien monte au créneau et rassure.

Quel commentaire faites-vous sur les  derniers développements de la décision de la Caf de retirer l’organisation de la Can 2021 à la Côte d’Ivoire ?

A ma connaissance, la Côte d’Ivoire n’a pas encore été saisie officiellement d’une décision de glissement de notre Can à 2023. Ce que nous savons en revanche, c’est que le Cameroun a accepté l’offre de la Caf en vue d’organiser l’édition de 2021, c’est-à-dire la nôtre et que la Guinée vient d’accepter de passer de 2023 à 2025.  Ce que l’on peut dire à ce sujet, c’est que la Caf a mis la charrue avant les bœufs. Avant de proposer notre Can au Cameroun, il aurait été bon de partager cette décision avec les autorités ivoiriennes, en particulier avec le président de la Fif, le ministre des Sports et le Chef de l’Etat. C’était la démarche diplomatique préalable nécessaire à nos relations cordiales. Cependant, il convient d’indiquer que conformément au droit, un pays déclaré défaillant comme le Cameroun s’expose à de graves sanctions, y compris pécuniaires. La Caf qui dispose, à cet égard, d’un bloc de légalité comportant des dispositions pertinentes en la matière n’a pas appliqué le droit.  Cela est à déplorer.

Comment la Côte d’Ivoire réagit-elle face à cette situation ubuesque ?

Diverses actions sont engagées. Il y a le recours exercé, à juste titre, par le président de la Fédération ivoirienne de football devant le Tribunal arbitral du sport contre cette décision de la Confédération pour préserver les intérêts de la Côte d’Ivoire. Il y a également les démarches politiques et diplomatiques en cours ou qui seront engagées en direction ou par le gouvernement avec l’annonce de l’arrivée prochaine à Abidjan du président de la Caf. Dans l’attente du dénouement de ces différentes actions, le Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2021 (Cocan 2021) continue l’exécution de son programme d’activités dans la perspective d’une Can en 2021 dans notre pays.

Avez-vous une idée de ce qui pourrait se passer avec la venue prochaine du patron de la Caf ?

Dans tous les cas, la décision d’accepter ou non la proposition de la Caf revient au président de la Fif et, en dernier ressort, au gouvernement et au Président de la République. Mais il est bon de savoir que le glissement de notre Can en 2023 comporte des conséquences qu’il va falloir assumer, notamment en matière de l’image de notre pays à l’extérieur et des surcoûts d’organisation et d’entretien des infrastructures qui auront été créées. Dans quel état un stade construit en 2020 se trouve-t-il en 2023 ? Il va falloir assurer la maintenance des installations et l’entretien de l’édifice et cela a un coût. Par ailleurs, aux plans politique et social, le glissement de la compétition organisée par le pays en 2023 ne manquera pas de freiner l’engouement et l’élan des populations. Sur le plan économique, cela risque de décourager les initiatives privées qui se manifestaient déjà.

Où en est-on avec cette procédure au tribunal arbitral ?

Le Tribunal arbitral du spot (Tas) ne s’est pas encore prononcé sur le recours de la Fif. Nous restons en attente de sa décision qui peut effectivement prendre du temps. Je vous rappelle que le président de la Confédération africaine de football (Caf) sera à Abidjan dans les prochains jours.

Cette visite du président Ahmad pourrait-elle permettre de régler le problème ?

Absolument. Après la pluie, le beau temps. Malgré les frustrations que la situation actuelle entretient, la compréhension de la position de chaque partie et le dialogue finiront par prévaloir. Faisons confiance à nos autorités qui prendront des décisions dans l’intérêt de notre pays, en fonction des contraintes auxquelles elles pourraient être confrontées.

Concrètement, dans quelles conditions se déroule votre mission depuis le 26 juillet 2017, date de votre nomination à la tête du Cocan ?

Je suis très honoré de la confiance que m’a accordée le Chef de l’Etat et je m’emploie à remplir au mieux ma mission. Le Cocan 2021 est au travail et vous m’offrez l’occasion de rendre hommage au Premier ministre, au ministre des Sports et au Secrétaire d’Etat en charge du Budget pour la grande disponibilité et la haute compréhension qu’ils nous réservent dans la recherche de solutions à nos difficultés. Il ne pouvait en être autrement, quand on sait l’implication du Chef de l’Etat dans la réalisation de cet important projet. Nous voulons lui traduire ici notre profonde reconnaissance.

Justement où en est-on avec l'organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2021 que la Côte d’Ivoire a régulièrement acquise en septembre 2014, à Addis-Abeba ?

Les travaux avancent normalement, tant au plan de la mise en place des investissements que des préparatifs de l’organisation. Les travaux de mise en place des bases des chantiers, de terrassement et de décapage sont terminés et la construction des stades a débuté depuis plusieurs mois sur les différents sites.

“Il n’y a aucun risque de retard irréversible pour la livraison des ouvrages

En toute franchise, au regard de la planification faite par les entreprises chargées de la construction des infrastructures, croyez-vous que la Côte d'Ivoire sera prête à l'échéance prévue ?

A fin décembre 2018, les études préalables à l’implantation des infrastructures sportives étaient en cours d’exécution, certaines étaient achevées et d’autres en voie d’achèvement par les entreprises chargées des travaux, sous le contrôle du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd). Il convient d’indiquer que la durée de ces études est incluse dans le décompte du délai maximum de 24 mois fixé pour la livraison des ouvrages.

Le nerf de la guerre, dit-on, c’est l’argent : avez-vous pris en compte les lourdeurs administratives dans le décaissement des fonds ?

A ce niveau, il n’y a pas de souci majeur à se faire. Le financement de l’ensemble de ces chantiers est disponible, il n’y aura aucun risque de défaut de paiement des décomptes. Les conditions préalables de décaissement sont en cours de réalisation. Pour certaines entreprises, elles sont achevées, les premières avances ont déjà été mises en place. Toutes les entreprises chargées des travaux, avec leurs équipes, matériels et équipements, sont installées sur les différents sites, à Korhogo, San Pedro, Bouaké et Yamoussoukro. En ce qui concerne le stade Houphouët-Boigny, les travaux de mise aux normes Fifa, d’extension de la capacité et de couverture des tribunes commenceront, au plus tard, dans trois mois pour ne durer que 16 mois au maximum. Quant à Ebimpé, les travaux de construction du stade olympique sont achevés à plus de de 70%. La durée d’exécution des travaux fixée dans les marchés est de 24 mois au maximum.

Les entreprises retenues après appel à candidatures répondent-elles à vos attentes ?

Ces travaux sont confiés à de grandes entreprises internationales dont l’expérience et les performances sont établies. Celles-ci pourront finaliser les ouvrages au bout de 18-20 mois. Les financements étant totalement bouclés par les entreprises elles-mêmes avec leurs banques, il n’y a aucun risque de retard irréversible pour la livraison des ouvrages à bonne date, c’est-à-dire à fin décembre 2020. 

Dernièrement, vous avez recensé un certain nombre d’infrastructures non sportives dans le cadre d’un livre blanc à soumettre au gouvernement. Qu’en est-il ?

Il s’agit d’un inventaire des infrastructures et équipements socio-collectifs non sportifs des villes hôtes réalisé pour être soumis au gouvernement. Il s’agit, comme vous l’avez dit, de besoins additionnels dont la couverture est indispensable pour la bonne organisation de la Can 2021. Les travaux à exécuter ont été identifiés en dehors des différents programmes d’infrastructures prévus ou en cours de réalisation par l’Etat ou les communes dans les villes hôtes. Dans chacune de ces villes, il est, en effet, impérieux de réaliser des travaux de voierie afin de renforcer la circulation urbaine et faciliter les accès des stades, des centres d’hébergement et des autres points stratégiques d’accueil de la compétition. Je veux parler des accès aux cités Caf, des Fan zones, des terrains d’entraînement et des hôtels d’accueil des délégations officielles de la Caf et des médias. Pour les aéroports, notamment ceux de San Pedro et Korhogo, il est prévu dans le cadre des programmes de l’Etat, leur mise à niveau, notamment en ce qui concerne la longueur des pistes et le renforcement de leurs équipements. Par ailleurs, des dispositions particulières seront prises pour la disponibilité de l’électricité et de l’eau potable et pour le renforcement des réseaux de télécommunications dans chacune des villes.

A vous écouter, la Côte d’Ivoire tient, non seulement, à organiser la fête du football africain, mais en plus elle veut offrir une fête mémorable à la jeunesse…

La création des cités Can est une des particularités du dossier ivoirien. Cela faisait partie des propositions contenues dans notre dossier de candidature. C’est sur la base de ce dossier que la Can 2021 nous a été attribuée. Je ne voudrais en aucune façon faire de la polémique, malgré tout ce qui a été dit sur notre pays. Mais nous devons reconnaître que certaines déclarations des autorités de la CAF ont de quoi surprendre. Il faut dire que le classement d’un hôtel en 3, 4 et 5 étoiles ne dépend guère des murs, ni de la hauteur des bâtiments. Ce classement récompense le confort, les commodités technologiques mis en place et la qualité des prestations fournies.

Voulez-vous dire que ces cités Can n’auront rien à envier à ces hôtels de haut standing auxquels font allusion certaines personnes ?

En effet, les villas prévues dans les cités Can n’auront rien à envier aux 4-5 étoiles telles que demandées par la Caf. Leur gestion pendant le séjour des délégations sera assurée par les services de chaînes hôtelières internationales. S’agissant du renforcement du parc hôtelier, deux niveaux de besoins ont été identifiés. Le premier niveau concerne la construction de nouveaux hôtels à San Pedro, Bouaké et Korhogo. Des initiatives privées se manifestent. Ces nouvelles créations pourront bénéficier de divers avantages prévus par les textes. Quant au deuxième, il s’agira d’assurer la mise à niveau et l’extension des capacités des infrastructures hôtelières existantes. Toutes les villes hôtes disposent de petites unités hôtelières dont la modernisation pourrait bénéficier du soutien de l’Etat, notamment en matière de mesures fiscales et de subventions. En particulier, l’activation du Fonds de développement du tourisme destiné à la construction et à la rénovation des hôtels pourrait être envisagée. La mise en œuvre d’un tel programme engendrera des retombées économiques indéniables, fortement attendues par les opérateurs économiques et les populations des villes hôtes et des villes environnantes.

Interview Réalisée par Fraternité Matin

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