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Dr Aboubacar Karaboué : « M. Kamara, il a tout mon soutien et je suis avec lui »

Handball

Dr Aboubacar Karaboué : « M. Kamara, il a tout mon soutien et je suis avec lui »

18 December 2025 0

Après deux mandats, Dr Aboubacar Karaboué a décidé de passer la main. Dans cette interview, il dresse le bilan de ses huit années à la tête de la Fédération ivoirienne de handball avant d'apporter tout son soutien à son secrétaire général, candidat unique à sa succession.

 

On vient de dresser le bilan de votre saison. Vous avez fait huit ans à la tête de la Fédération, qu'est-ce qu'on peut retenir ?

On peut retenir déjà la stabilité et la paix amenées dans le milieu du handball, première chose. On peut retenir également des formations de niveau international. Aujourd'hui, on a une multitude de nos entraîneurs qui sont formés aux différentes licences de la Fédération Internationale. Licence D, Licence C, Licence B et même la Licence A. On a un de nos entraîneurs qui a pu décrocher cette licence. On peut aussi retenir des compétitions organisées correctement, régulièrement, sans interruption durant toutes ces 8 années de mandat, ce qui n'est pas toujours chose aisée. On peut noter des formations d'entraîneurs, des formations d'arbitres. On peut noter des trophées qu'on a remportés au niveau de la Fédération, au niveau de l'IHF Trophy. On peut retenir une médaille de bronze avec le Red Star lors de la dernière Coupe d'Afrique des clubs champions. En somme, on peut retenir une évolution non négligeable au niveau de la Fédération ivoirienne du handball par rapport au niveau où on avait trouvé des choses à faire. C'est une satisfaction. Ce sont différents résultats, mais comme je suis quelqu'un qui aspire à toujours mieux, je suis toujours à la recherche des éléments à parfaire pour obtenir les meilleurs résultats possibles, pour pouvoir se retrouver à la tête au niveau du handball africain et aller véritablement avoir notre place sur l'échiquier international.

 

Pendant ces 8 ans, est-ce qu'il y a quelque chose que vous n'avez pas pu faire ? Est-ce qu'il y a une tâche noire ?

La seule tâche noire pour moi, ce serait la Coupe d'Afrique des Nations. J'avais souhaité ramener la Côte d'Ivoire sur un podium au niveau des Nations. Malheureusement, je n'ai pas pu atteindre cet objectif-là. Mais en même temps, on a fait un bond considérable en termes de classement. Aujourd'hui, on n'est plus très loin des podiums puisqu'on occupe généralement les 5e ou 6e place au niveau des Coupes des Nations. Je pense qu'on n'est plus très loin d'atteindre justement cet objectif-là.

 

Vous partez, vous n'avez pas décidé de rempiler pour un troisième mandat. Malgré tout ce travail abattu, on peut se demander pourquoi ?

En fait, si je décide d'arrêter à la tête de la Fédération ivoirienne de handball, c'est parce que pour des objectifs personnels et professionnels, je n'aurai plus suffisamment de temps pour me consacrer véritablement à la gestion de la Fédération ivoirienne de handball. Pour autant, je ne pars pas sans rien laisser. Je ne pars pas en étant en train de vouloir laisser la Fédération ivoirienne de handball sans successeur. Je me souviens très bien lors d'un entretien avec M. Dogbo, qui est trésorier général de la Confédération Africaine de Handball et président de la Fédération togolaise de handball. Il me disait un jour, un succès sans successeur est un échec. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé à mon bureau fédéral que mon secrétaire général, M. Kamara Ibrahima, qui est une personne très expérimentée, plus de 25 ans à gérer le handball ivoirien, puisse être en train de me succéder, ce que le bureau fédéral a accepté. Aujourd'hui, on se met tous derrière lui pour lui permettre de pouvoir continuer cette œuvre que nous avons débutée. Le connaissant, ayant travaillé avec lui, partageant la même vision que lui, je n'ai pas de doute qu'il continuera de faire avancer le handball.

 

 

Donc vous avez une entière confiance en M. Kamara que vous positionnez. Est ce qu'il fera mieux que vous ?

Oui, je pense qu'il pourra continuer le travail que nous avons débuté ensemble. Parce que ce travail que je faisais, ce n'est pas mon travail, c'est le travail d'une équipe. J'étais à la tête de l'équipe. Aujourd'hui, je me retire parce que, comme je l'ai expliqué, je ne peux plus continuer. Mais je mets quelqu'un qui connaît ce travail, cette vision que j'ai partagée, ces résultats que j'ai obtenus. Ce n'est pas ma personne, c'est moi en tant que président de la fédération, mais c'est avec une équipe. Et cette équipe-là, mon premier collaborateur, sinon mon collaborateur direct, c'était M. Kamara. Et vraiment, avec lui, on a eu à travailler dans la plus grande intelligence possible pour obtenir les résultats qui sont là. Et je n'ai vraiment aucun doute. Vraiment, comme je vous le disais, il a mon entière responsabilité. Il m'a toujours également, durant ces huit années, démontré à de nombreuses reprises sa loyauté. Et au niveau même du bureau fédéral, la décision n'a pas été une décision unilatérale du président de la fédération. C'est une décision, enfin, c'est une proposition qui a été faite au bureau fédéral. Et c'est ensemble que toutes ces personnes avec lesquelles j'ai travaillé, toutes ces personnes-là ont accepté d'accompagner M. Kamara. Et au-delà du bureau fédéral, ce sont aussi des présidents qui nous font confiance. Vers qui nous sommes allés, vers qui nous avons justement exposé notre projet. Et ces personnes-là également ont décidé de nous accompagner, eu égard à la confiance que ces personnes-là ont placée en nous déjà, mais eu égard à la confiance que ces personnes-là placent en M. Kamara.

 

Vous partez. Est-ce que, c'est une rupture avec le handball ? Ou est-ce que vous serez toujours présent ?

Ah non, non, je pars, comme je dis, pour ne plus être en train d'avoir des responsabilités de dirigeant, de direction. Mais, comme je l'ai dit, M. Kamara, il a tout mon soutien et je suis avec lui. De là où je suis, où je serai, je serai toujours à le soutenir. Et véritablement, on va dire que c'est quelqu'un avec qui on a une collaboration qui est franche.

Et je vais dire que cette collaboration-là aboutit aujourd'hui à une amitié qui est franche. Donc, véritablement, il s'en va, mais je vais dire que nous, nous continuons la route avec M. Kamara.

Propos recueillis par Chamade YAH

 

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