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Quand Aurier expliquait son dérapage

12 July 2017 0

Serge Aurier et le PSG. Une histoire qui pourrait être ancienne dès cet été. Même si, mardi, le capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire a repris les entraînements avec le club francilien. L’arrivée de Dani Alves ouvre selon les observateurs, la porte à un départ qui était si évident. Depuis le dérapage sur périscope, et surtout après l’acharnement dont le paysage sportif français a fait preuve durant le reste du parcours du défenseur.

Cet épisode, qui demeurera pour plusieurs consultants à Paris, comme le fait majeur d’un bail au PSG  pourtant perlé d’actions défensives d’éclats et de chirurgicales interventions offensives, Serge Aurier a tenté de l’expliquer. Il y a un peu plus d’un an. A l’émission Clique X sur Canal Plus, passée sous silence par plusieurs média, Aurier donnait son sens au mot « fiotte » qui l’a fait basculer du rêve parisien au cauchemar.

« Pour moi, “fiotte“, c'est pour désigner quelqu'un qui a peur. C'est un mot qu'on utilise entre potes. Pas pour insulter le papa ou la maman des gens. Pour nous, ce mot n'avait pas une aussi grande importance que cela. Ça ne reflète aucune homophobie parce que chacun a sa vie. Je respecte cela. Je ne suis pas une “fiotte“, à partir du moment où je n'ai peur de personne. C'est un mot qui pour nous ne renferme pas quelque chose de méchant », expliquait l’international ivoirien.

« J’ai pensé que j’avais tué quelqu’un »

Un sens de quartier qui ne collait pourtant pas avec l’idée que se faisaient certains observateurs français de ce vocable. Un recadrage mué en acharnement qui a affecté le joueur. « Certains en ont fait toute une affaire. Ça a duré des mois et des mois. A un moment donné, c'était trop. A un moment donné j'ai pensé que j'avais tué quelqu'un. Qu'en sortant ce mot là, je méritais d'aller en prison. Je méritais d'être viré du PSG et d'autres choses encore. J'ai pris du recul à partir de ce moment pour comprendre que ce que j'avais dit avait choqué plein de monde.  Je me suis excusé. Ce mot que j'ai utilisé ne fait pas de moi un homophobe. Je ne suis pas homophobe », a-t-il indiqué conscient du tacle appuyé dont il venait de se rendre coupable.

« Si j’ai vraiment encore envie de rester au PSG… »

Dès lors, le goût du PSG s’est assombri à son palais. Avec la certitude que plus rien ne serait comme avant. Même après le départ de Laurent Blanc. « Certains ont encore dit que ce n'était pas sincère. Je me suis excusé parce que le moment le voulait. Je l'ai aussi fait pour mon président qui me considère comme son fils. Si j'ai vraiment encore envie de rester au PSG c'est pour lui. Sinon, si  ça ne dépendait que de moi, je serais déjà parti ». A l’heure actuelle, l’amour paternel qui le lie à Nasser El Khelaïfi ne semble plus suffisant pour maintenir l’Eléphants aux pieds de la Tour Eiffel. Surtout sur la liste des probables prétendants d’Aurier s’allonge au fil des jours.

 

Patrick GUITEY

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