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Mahama Coulibaly : « Nous avons un savoir-faire »
Président du Club sportif d'Abidjan (Csa), l'un des clubs phares du basketball ivoirien, Coulibaly Mahama est candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de basketball (Fibb). Dans cette interview, il explique sa candidature et ses ambitions pour ce sport.
Mise à jour le 11-12-2015 12:39

Malheureux candidat en 2011, vous revenez encore une fois à la charge. Alors qu’est ce qui fait courir Coulibaly Mahama ?

 

Je ne parlerai pas de course, plutôt de passion. Ce qui me passionne, c’est l’envie d’offrir à la Côte d’Ivoire, un basket de qualité et l’envie de le développer encore plus, c’est l’ambition de repositionner la Côte d’Ivoire à l’endroit qui lui sied au plan continental et mondial. Moi et mon équipe avons envie de participer au plus haut niveau à l’essor nouveau de la discipline qui nous passionne. Je crois que c’est loin d’être délictueux, c’est une juste envie d’offrir au basket ivoirien, d’autres lettres de noblesse pour le hisser au niveau du football en terme de centre d’intérêt sportif national et donc, en terme d’audience pour le bonheur des amoureux vrais de la discipline. Et ils sont plus nombreux que ce qu’on a eu à voir.

 

Votre passion pour le basket motive votre deuxième candidature, mais certains dans le milieu estiment cette ambition est précoce. Comment réagissez-vous à cette critique ?

 

Je pense que c’est un argument de contre-campagne qui entend freiner la dynamique qui est entrain de se mettre en place. Je crois que nous sommes plutôt dans la ferveur et il faudra rester dans cette dynamique. Pour moi, quelque soit la position des uns et des autres, il faut laisser le choix aux électeurs. C’est à eux de décider du poids des candidats, c’est à eux de juger des capacités de chacun à sortir le basket ivoirien de sa léthargie en regardant ce qui a été fait en plus ambitions.  

 

Malgré des résultats appréciables à la tête du Club Sportif d’Abidjan (Csa) et savoir-faire affiché dans l’organisation d’événements tel que l’Afrobasket 2013, l’on vous taxe de ne pas être un enfant du basketball. Que répondez-vous ?

 

Nous croyons que cet argument là ne tient pas là où on parle de renaissance et de redéveloppement du basket ivoirien. Nous préférons ne pas réagir sur ce que nous pouvons appeler une fuite en avant. Nous sommes sur notre lancée qui est cohérente, logique et qui est appréciée par l’ensemble des acteurs positifs au développement de la discipline.

 

 

Concrètement, que propose Coulibaly Mahama au basketball ivoirien ?

 

Nous avons un savoir faire à offrir au basket dans sa globalité. Pendant les quatre ans qui ont suivi la dernière Assemblée Générale, nous avons continué la construction de notre club, nous avons également organisé le championnat d’Afrique des Clubs champions féminins en 2012 qui attiré la sympathie de tous les pays participants qui en ont été satisfaits, nous avons apporté une expertise appréciable dans l’organisation de l’Afrobasket 2013. Nous avons donc à apporter cette organisation rationnelle qui a fait ses preuves à l’échelle CSA. Nous avons pour ambition de créer une économie autour du basket et d’en faire bénéficier tous ses acteurs, de lui offrir des infrastructures et des cadres et athlètes mieux formés et plus impliqués. Ce sont nos projets majeurs, et nous y allons bâtir notre stratégie. Je ne puis en dire plus, pour l’instant, parce que la campagne n’a pas encore débuté. Au moment opportun vous verrez.

 

 

Le constat est que le basket traverse plus d’une décennie de léthargie. Pensez-vous, plus que les autres candidats,  être l’homme de la situation pour le faire rebondir ?

 

Je pense avoir un minimum d’expérience et une vision assez globale pour prétendre les proposer aux clubs, aux centres et aux ligues. Pendant 15 ans j’ai analysé le basket intellectuellement et je l’ai pratiqué matériellement. J’ai également prouvé que je pouvais porter et pérenniser un projet dans la continuité et la qualité. Et ce sont ces arguments que je vais présenter pour que les acteurs me permettent de participer au plan de sauvetage de ce basket que vous avez dit en léthargie depuis plusieurs années. Tous les autres étaient là tout ce temps, qu’est ce qu’ils n’ont pas pu faire et qu’ils pourraient faire après toutes ces années ? C’est une question légitime qu’il faut peut-être se poser.

 

Vous touchez la légitimité de vos adversaires, mais eux vous rétorquent que vous utilisez le basket pour des fins inavouées. Quelle est votre réaction face à cette autre observation ?

 

Qu’ils me prouvent que tout ce que j’ai fait dans et pour le basketball ivoirien est un rideau pour cacher des ambitions inavouées. Etre ambitieux est noble. Il faut plutôt regarder le travail qui a été fait. Est-il de qualité ou pas ? Ceux qui le disent qu’ont-ils fait de concrets durant tout ce temps ? Je pense qu’il y aura toujours des informations déviationnistes qui ne peuvent pas se prouver. Je mets cela sous le compte de la rumeur. Allons-y à l’essentiel. Ce que Coulibaly Mahama dit, c’est que partout où il y a à travailler pour la dynamique globale, là il y a de la compétition au niveau national et international pour faire briller la Côte d’Ivoire, je suis partant. Qu’est ce que j’ai fait qui n’est pas pour le basketball quand nous avons tant investi pour ce basketball là ? Si des personnes voient autre chose, il faut croire que nous sommes en campagne.

 

 

Il y a également un courant qui préconise de laisser le basket aux basketteurs…

 

Vous revenez sur la même problématique, mais je dois vous dire que ce courant de pensée est dépassé. Connaissez-vous David Stern ? C’est un monsieur qui a développé la ligue la plus rentable au monde qu’on appelle NBA. Quel est son parcours d’athlète ou de dirigeant ou d’arbitre ? C’est un conseiller juridique à la base. A force de répéter un mensonge il finit par devenir la vérité. Mais ce n’est pas vrai. Il est dit, et je le mentionne dans le livre que j’ai écris sur l’économie du sport, que le sport est devenu trop sérieux pour n’être laissé qu’aux seuls sportifs. Si vous connaissez l’histoire du sport, vous trouverez des dirigeants anonymes qui ont contribué à son rayonnement. Et non, ce ne sont pas des basketteurs. Il faut dire que le sport, le basket est assez sérieux. C’est une économie où toutes les expertises peuvent être actionnées pour son rayonnement. Et puis, nous avons été les seuls à pouvoir contrer l’hégémonie de l’ABC dans un basket qui n’était dominé que par ce club. Ça ne s’est pas fait par magie. Il y a eu des études. Où étaient-ils, les enfants du basket ? Et puis, parmi les dirigeants du basket qui vont voter, combien sont-ils ceux qui ont pratiqué le basket ? Il n’y a en n’a pas plus de 10%. Alors comment pouvons-nous dire que le basket aux basketteurs alors que près de 90% de ceux qui n’ont pas pratiqué y investissent ? Juste pour dire que c’est un faux débat. Le sport est une science qui bien apprise est applicable par tous. Il suffit d’être passionné et d’avoir des ambitions. Et pour terminer sur ce point, je mets au défi intellectuellement tout ancien ou actuel basketteur de me prouver qu’il connait mieux le basket que moi, au moins sur ces 20 dernières années.

 

 

Vous êtes 5 candidats en lice, à combien estimez-vous, vos chances d’être élu ?

 

Je dirai que nous respirons une bonne sérénité. Ce qui est normal puisque nous sommes à notre deuxième candidature et donc, nous pouvons dire que nous avons une certaine expérience de la pratique. Tout le monde à ses chances. Mais nous pensons que nous allons sereinement et humblement vers la gestion de ce basketball. Nous n’aurons certainement pas les faveurs de l’ensemble des acteurs, mais je crois que les tendances nous donnent à l’heure actuelle une bonne majorité. Mais nous connaissons le milieu et ses pratiques et nous sommes toujours sur le terrain pour veiller à augmenter nos chances d’élection au soir du 9 janvier 2016.

 

 

Source: L’Inter

 
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